lundi 18 mars 2013

Lili bouquine : La Maîtresse de Rome de Kate Quinn


Titre en VO : Mistress of Rome
Editeurs : Presses de la cité
Site de l’auteur : http://www.katequinnauthor.com/
Ma note : 8/10
Quatrième de couverture :
Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer. 
Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Si vous recherchez l’évasion, je ne peux que vous conseiller La Maîtresse de Rome de Kate Quinn. C’est une véritable épopée dans laquelle nous plonge l’auteure. Elle nous embarque pour la tumultueuse Rome antique avec ses combats de gladiateurs, ses affrontements de fauves, ses banquets pantagruéliques, ses enjeux politiques, et ses codes sociaux.

Avec cela, l’auteure nous sert toute une palette de personnages plus déterminés et forts de caractère les uns que les autres. Chacun mène sa propre bataille mais ne cesse de se mêler aux autres aux travers des diverses intrigues qui ponctuent le roman. Kate Quinn nous expose ici plusieurs destins qui, bien que très différents au départ, s’entrecroisent constamment et font la force de son livre.

Chaque personnage que crée Kate Quinn possède sa personnalité propre ainsi qu’une réelle profondeur. L’auteure ne se contente pas de gratter la surface, elle creuse profondément et nous livre des figures aux caractères minutieusement définis. Elle va également jusqu’à exploiter des personnages historiques en les appropriant à son histoire.

Le personnage de Thea, bien que n’étant pas le seul protagoniste, est le point central de l’histoire. Le terme choisi pour le titre, « Maîtresse de Rome », la désigne sans le moindre doute. Il ne fait que souligner la force de volonté de la jeune femme, sa capacité à rebondir, à s’adapter à n’importe quelle situation qui lui ait imposée et surtout à survivre au milieu de cette arène aux lions qu’est la Rome antique. Ce titre montre que quelque soit les chaines qui nous entrave, libre à nous de savoir les briser, et d’en faire un force plutôt qu’une faiblesse. Thea nous prouve que peu importe le dénigrement dont on est victime, peu importe qu’on ne soit guère plus estimé qu’un animal, ce qu’il ne faut pas perdre de vue est notre propre vision de nous même. Ne pas laisser les autres l’influencer. Toujours se valoriser plutôt de s’automutilé. Tout être humain a de la valeur, si toutefois il parvient à se l’accorder à lui-même et à la défendre envers et contre tous.

Le récit est riche également de ses rebondissements. Quinn ne cesse de nous surprendre en nous imposant des situations toutes plus incroyables les unes que les autres. Elle nous entraine dans son histoire corps et âme. Nous vivons aux côtés des esclaves, des gladiateurs, des empereurs et des membres de la haute société romaine pendant 500 pages palpitantes. L’auteure sait nous surprendre et nous fait retenir notre souffle à de nombreuses reprises tant la tension est parfois intense.

Kate Quinn ne nous accorde aucun moment de répit et tient un rythme endiablé tout au long du roman. Un roman d’aventure, une vraie épopée qui, bien que gardant quelque fois le manque de vraisemblance propre au genre, nous entraine dans un autre monde et nous fait rêver. Ainsi, il ne nous reste plus qu’à fermer les yeux pour que l’aventure continue.


ON ADORE : Les personnages très fouillé – Les différents destin qui nous sont exposés – les rebondissements palpitants – le rythme effréné du roman.
ON REGRETTE : /


Lili bouquine : L'Entreprise des Indes de Erik Orsenna

Titre en VO : L’entreprise des Indes
Editeurs : Fayard / Le livre de poche
Site de l’auteur : http://www.erik-orsenna.com/index.php
Ma note : 9/10
Quatrième de couverture :
Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve. Bien des historiens ont déjà commenté et commenteront la Découverte de Christophe et disputeront de ses conséquences. Étant son frère, celui qui, seul, le connaît depuis le début de ses jours, j'ai vu naître son idée et grandir sa fièvre. C'est cette naissance, c'est sa folie que je vais raconter.

MON AVIS SUR LE LIVRE
Le récit d’Erik Orsenna est extrêmement dense, et non pas seulement en terme de vocabulaire ou d’idées, mais aussi et surtout dans les anecdotes qu’il relate.

L’Entreprise des Indes est un véritable tableau où l’on discerne une kyrielle de personnage tout à fait particulière. Le livre est riche des situations et de figures originales qu’il exploite.

C’est presque une peinture qui nous exposerait toute la fin du XVeme siècle, et bien que la majeure partie du récit se déroule à Lisbonne et que le point de vue reste constamment celui du protagoniste, Bartolomé Colomb, on a presque l’impression de faire le tour du globe. Que ce soit à travers les fabulations de Christophe, frère ainé de Bartolomé et connu aujourd’hui comme le découvreur de l’Amérique, ou bien à travers l’art de la cartographie auquel a été initié le narrateur et qui sera le sujet du premier tiers du livre.

Ainsi, Erik Orsenna parvint à nous dépeindre quelques-uns des grands bouleversements de cette fin de siècle. On assiste, en premier lieu, à tout le cheminement de la grande entreprise de Christophe Colomb. On nous parle de sa détermination, de ses croyances, des recherches qu’il a du faire, des alliances qu’il a du soudées et tout ce qui a permis à son périple fou de se réaliser. On voit également du coin de l’œil l’Inquisition menée par la reine d’Espagne, Isabelle la Catholique, et notamment, la migration forcée des juifs hors du territoire espagnol. Entre autres choses.

Outre ces grands instants d’Histoire, Orsenna a su dresser un décor extrêmement riche. Il ne néglige aucuns détails lorsqu’il évoque particulièrement la population de Lisbonne et l’affluence de son port qui fascine le personnage de Bartolomé. Il décrit également l’éducation de l’époque, les idées véhiculées par l’église (une terre plate, notamment) qui sont ancrées dans l’opinion publique comme des vérités absolues et que le personnage principal qualifie de « Sainte Ignorance », mais aussi la place que tentent difficilement la science et le savoir – jugés impie à l’époque puisque demeurant en contradiction avec les prêcheurs de la Bible – de se faire dans la société de la fin du Moyen-Âge.

La documentation d’Orsenna pour son roman est indéniable et c’est un réel plaisir à la lecture. Certes, L’Entreprise des Indes est plutôt romancé mais il s’appuie sur des faits bien précis et une connaissance de l’époque très enrichissante.

Ajoutons à cela un style très plaisant, et ce, malgré les quelques longueurs que j’ai pu décelé.

En sommes, L’Entreprise des Indes est le récit d’une fin d’époque, il est le témoin de la naissance de la civilisation que l’on connaît aujourd’hui. À travers les ambitions d’un navigateur un peu fou, on assiste aux progrès qui ont façonnés notre société et permis l’éveil du Savoir.

Un livre que j’ai trouvé réellement passionnant.

ON ADORE : La documentation sur laquelle s’appuie l’auteur pour construire son récit – Le choix de Bartolomé comme narrateur – les différents tableaux que nous offre l’auteur à la lecture – Le style.
ON REGRETTE : Quelques longueurs.


dimanche 24 février 2013

Lili bouquine : Morsure de sang-froid, t.6 des Vampires de Chicago de Chloe Neill

Titre en VO : Bitting cold
Editeurs : Milady
Site de l’auteur : www.chloeneill.com
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture :
Road trip à hauts risques !
Lorsqu’un surnaturel décide de s’emparer d’un ancien artefact détenant le pouvoir de libérer le mal et de dévaster le monde, c’est Merit qui se lance à sa poursuite. Mais la jeune vampire est elle-même traquée. L’un de ses ennemis est bien déterminé lui aussi à mettre la main sur le précieux trésor. Dans ce combat, pas de pitié. Pas de règles. Aucune vie ne sera épargnée. La chasse est ouverte.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Le tome 4 des Vampires de Chicago, intitulé « Morde vous va si bien », marquait le tournant de la série imaginée par Chloe Neill. Un virage que devait encaisser les tomes 5 (« Morsure en eaux troubles ») et 6 (« Morsure de sang-froid ») et qui, pour l’instant, à bien du mal à s’orchestré correctement. L’auteure, malheureusement, nous perd en cours de route à force de laisser traîner les choses. J’attendais beaucoup de cet opus et suis forcée d’admettre que je suis un peu déçue. Chloe Neill nous fait trop mariner, elle nous laisse patiner dans le vide sans nous donner suffisamment de grain à moudre. Un sentiment de trop peu m’a envahi à la dernière page de l’ouvrage, en plus de me faire grincer des dents sur certains défauts du livre.

Je constate d’abord un essoufflement dans la saga, et sans vouloir faire prédominer la quantité sur la qualité, l’épaisseur des romans est un bel indice et illustre parfaitement mes propos. Les premiers tomes tournaient autour de 500 pages, tandis que les derniers peinent à atteindre les 400.

De plus, j’ai retrouvé dans Morsure de sang-froid des cas de figure assez similaires à ce que l’on nous avait déjà présenté dans les tomes précédents. Que cela soit dans les relations entre les personnages – et notamment entre Ethan et Merit – que dans le schéma de l’enquête en cours, qui, bien que l’intrigue soit différente des autres, ne change pas beaucoup. Merit et les vampires de Cadogan ont recours aux mêmes techniques, font appel aux mêmes alliés, choisissent les mêmes plans d’attaque que dans les tomes précédents, bref, rien de très nouveau donc. Il n’y a plus aucun effet de surprise et le lecteur devine assez aisément le dénouement.

La renaissance d’Ethan, contrairement à ce qu’on pourrait attendre, n’a pas bouleversée son monde. On imaginerait presque qu’il revient simplement d’un voyage d’affaire, et qu’il reprend le cours des choses là où il l' avait laissé. Sans compter que sa relation avec Merit ne cesse de tourner en rond et finit par agacer le lecteur. On éprouve de moins en moins d’empathie pour ces deux là.

L’humour également, auparavant très présent dans la saga, s’amenuise pour devenir presque inexistant dans Morsure de sang-froid. Ce qui donnait la pèche à cette saga, son authenticité, s’estompe malheureusement, au même titre que notre intérêt pour l'histoire.

Ajoutons à cela un soucis de rythme qui se ressent notamment au milieu de notre lecture. Les choses avancent à une allure d’escargot et manquent d’inventivité. Le début était pourtant prometteur et la fin totalement captivante, mais hélas cela ne suffit pas.

J’éprouve toutefois une certaine curiosité quant à la tournure politique que pourrait prendre les tomes suivants. Le septième opus sera donc pour moi décisif.


ON ADORE : le final et les perspectives que cela engendre.
ON REGRETTE : Une impression de déjà-vu, autant dans la résolution de l’enquête que dans les relations entres les personnages – Essoufflement des idées de l’auteure.


vendredi 22 février 2013

Lili bouquine : Alchimie de Beth Fantaskey

Titre en VO :Jekel loves Hyde
Editeurs : MSK / Le livre de poche
Site de l’auteur : http://www.bethfantaskey.com/
Ma note : 8/10
Quatrième de couverture :
Dans le laboratoire du père de Jill Jekel se trouve une boite, fermée à double tour. Jill sait qu'elle ne doit y toucher sous aucun prétexte. Mais quand son père est retrouvé assassiné dans des circonstances étranges et qu'elle découvre qu'il a dévalisé le compte en banque destiné à payer ses études, elle n'hésite plus. Car cette boite contient le secret de la transformation du Docteur Jekyll en son alter-égo maléfique, Mr Hyde. Si Jill reproduit cette formule, son avenir est assuré. Au laboratoire, elle est aidée par un amie, Tristan Hyde, aux motivations obscures...et dangereuses.
Parviendront-ils à résister au pouvoir de l'élixir ?

MON AVIS SUR LE LIVRE

Le nom de l’auteure n’est plus à faire dans la littérature Young-adult, lorsque l’on entend parler de Beth Fantaskey on pense forcément à sa série succès du Vampire amoureux. C’est après cette découverte que j’ai souhaité lire son autre roman Alchimie. Ce dernier vise également un public d’adolescent et il est, comme les autres ouvrages de Beth Fantaskey, un vrai page turner.

L’idée de base qu’a choisie d’exploiter l’auteure dans Alchimie est assez intéressante et originale. Beth Fantaskey s’attaque au mythe culte du Docteur Jekyll et Mister Hyde qu’elle s’approprie avec intelligence et ingéniosité. Son principal atout dans cette histoire sont ses personnages, mystérieux, torturés et ayant un lien très fort avec le récit initial de Stevenson, ils sont le pilier de cette intrigue.

Jill Jekel est en deuil de son père, un brillant chimiste assassiné dans sa voiture pour des raisons inconnues, et elle doit reconstruire sa vie à mesure qu’elle découvre des secrets compromettants à son égard. La jeune fille est bouleversée et son esprit bouillonne de questions sans réponses, notamment au sujet d’une boite fermée à double tour et qui semblerait contenir la recette diabolique de Mister Hyde établie par le Docteur Jekyll. Element qui pourrait être à l’origine de l’assassinat de son père, puis que c’était l’objet de son travail.

Tristan Hyde, étudiant de la classe de Jill et plutôt solitaire, est persuadé d’être atteint d’une malédiction familiale, celle des Hyde. Il abrite en lui une part d’ombre, celle du monstre créer par Jekyll, et est sujet à de dangereuses absences, durant lesquels ils commettrait des meurtres. Tristan est réellement touché par cela, et se trouve incompris, notamment par son père qui refuse d’admettre l’existence d’une quelconque malédiction. Tristan, lorsque Jill vient lui proposer un projet de science en binôme en vue d’un concours national et qui justement consisterait à retrouver la sérum qu’aurait élaboré Jekyll pour créer Hyde – et donc son antidote – accepte sans trop hésiter. De la naitra une complicité fusionnelle entre les deux personnages étrangement liés par leur héritage familiale et une alchimie évidente.

Beth Fantaskey crée ici un duo fort, touchant et prêt à se battre jusqu’au bout pour réussir leur entreprise. Ils sont déterminés, soudés et ne recule devant rien, même lorsque la situation n’est pas rose.

L’auteure nous accompagne dans une intrigue palpitante. Son récit rythmé et l’alternance des points de vue entre Jill et Tristan font du roman un vrai page turner. On est incapable de lâcher l’ouvrage tant que l’on ne connaît pas le fin mot de l’histoire. Fantaskey parvint très facilement à nous impliquer dans son histoire où notre intérêt est d’avancer avec les personnages qui court un véritable marathon.

Comme dans Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, on ressent très fortement, et très explicitement la noirceur qui sommeil dans le personnage masculin. Si cela paraît quelque peu cliché – le ténébreux est à la mode, n’est-ce pas ? –, cela ne fonctionne pas moins bien. On ne change pas une équipe qui gagne. Tristan est constamment habité par son démon, et il est parfois très difficile de faire le distinguo, il n’y parvient pas lui même et au fond, tout l’intérêt du livre est de savoir s’il est réellement maudit ou si cette part sombre de son âme fait partie intégrante de lui.

Jill, quant à elle, bien qu’abattus par les secrets de son père, relativise les choses assez aisément, et se sent rapidement impliquée dans l’état de son binôme. Très vite, elle deviendra sa seule complice et sera prête à tout pour l’aider.

Alchimie est une histoire de famille, de loyauté, d’amour, de combat intérieur. Un récit assez complet. C’est indéniablement du bon YA.

ON ADORE : Les personnages, leur lien, l’intrigue palpitante.
ON REGRETTE : Une écriture un brin trop simpliste


jeudi 21 février 2013

Lili défie : Le bilan du Week-end à 1000 (session 1 - 15 au 17 Février 2013)



Le week-end dernier a abouti mon idée de folle de lire 1000 pages en un tout petit peu plus de deux jours, et d'entrainer avec moi, qui plus est, une bande de tarés de la littérature, près à sacrifier heures de sommeil, vie sociale et santé physique pour l'amour de la lecture. Du 15 Février 19h au Dimanche 17 Février 00h derniers c'est déroulé mon challenge "Week-end à 1000", suivie par plusieurs blogueurs courageux et téméraire avec qui j'ai beaucoup partagé durant ces deux jours - et nuits - de lecture intensive. L'expérience a été formidable, je suis ravie de cette première session, je remercie tous les participants pour cela, vous avez été géniaux ! Grâce au groupe facebook (cliquez ici pour le rejoindre), nous avons pû discuter de livres, partager nos impressions sur le challenge et communiquer notre avancé dans le défit, bref, échanger. Cela nous a permi de faire plus ample connaissance, et j'ai beaucoup apprécié cela. Merci encore à tous le monde !
Je pense renouveler l'expérience et lancer d'autres sessions du Week-end à 1000 tout au long de l'année. Je pense qu'il y en aura un par trimestre, soit 4 par an, ce qui me semble plutôt raisonnable. Le prochain aura donc lieu courant mai, ou peut-être fin avril. Je pense également vous laisser le choix entre plusieurs dates et les soumettre au vote afin que cela arrange un plus grand nombre de personne. En tout cas, ce qui est sur c'est que vous entendrez à nouveau parler du Week-end à 1000 en espérant que la prochaine session soit tout aussi conviviale et productive que la première ! Merci à tous !!!



mercredi 30 janvier 2013

Lili bouquine : 49 jours de Fabrice Colin.

Titre en VO : 49 jours.
Editeurs :Michel Laffon
Site de l’auteur : http://fabrice-colin.over-blog.com/
Ma note : 8/10
Quatrième de couverture :
Je m’appelle Floryan ; j’ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, se présentant comme un "Élohim". Il m’a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers… Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi…

MON AVIS SUR LE LIVRE

49 jours est le premier roman de Fabrice Colin que je lis, et c’est une agréable découverte ! L’auteur nous offre ici un mélange des genres détonnant. Ce n’est ni de la fantasy, ni de la science-fiction, ni vraiment un roman initiatique, c’est un peu tout cela à la fois. Fabrice Colin, avec le premier tome de son dyptique, La Dernière Guerre, met au service de la jeunesse son imaginaire débordant. Il crée un univers original qui reprend, certes, les codes préétablis des genres littéraires cités plus haut mais que l’auteur parvient très bien à s’approprier. À revisiter.

Le roman, bien que demeurant une fiction, développe des notions philosophiques. Comme l’idée de l’au-delà. Fabrice Colin propose à son personnage, le jeune Floryan, dix-sept ans, mort dans un attentat à Paris, une alternative. Une existence après la mort. Ainsi, la question dans 49 jours n’est pas de savoir s’il y a une vie après la mort – encore que, l’option qui s’offre au personnage ne semble toucher qu’une infime partie des défunts, il reste donc un part de mystère de ce côté là. – mais de savoir ce qu’il advient du monde après que nous l’ayons quitté. On constate également des changements dans la réflexion de Floryan, comme si la mort, à elle seule, lui avait permit de porter un autre regard sur lui-même et sur son entourage. C’est un récit d’introspection finalement, qui nous amène à réfléchir, nous lecteur, sur notre condition, nos actes, la façon dont nous envisageons notre existence sur la Terre et toutes ces choses auxquelles on ne songe pas d’office.

Fabrice Colin, à travers les yeux de son protagoniste, observe les hommes, ses travers, ses faiblesses mais également ses forces. Il pousse sa vision jusqu’à l’extrême et va jusqu’à nous proposer une possible fin du monde. Une destruction de l’Homme part l’Homme qui fait froid dans le dos, d’autant plus que l’hypothèse nous paraît plausible.

Par le biais de divers personnages, diverses situations, nous est dépeint un monde dévasté, au bord du gouffre, prêt à s’effondrer à la moindre petite brise. Un paysage déchirant qui s’étend sous nos yeux et qui nous fait nous accroché, les deux poings serrés, à ce roman. Bien souvent, je me suis sentie mal à l’aise lors de ma lecture, mais étrangement, je n’ai pas pu lâcher le livre. J’ai été happé par le récit et ai été tenue en haleine jusqu’à la toute dernière page. Une sensation formidable qui a favorisé mon coup de cœur pour ce livre.

ON ADORE : L’univers développé – la dimension psychologique/philosophique de l’œuvre – le recul qu’on peut avoir sur le monde et notre société.
ON REGRETTE :La distance du personnage principal par rapport au lecteur.


lundi 21 janvier 2013

Lili défie : Challenge "Week-end à 1000"


Pour vous récapituler un peu ce que j'explique dans la vidéo de lancement, le Week-end à 1000 est un challenge qui s'effectue sur un week-end, comme son nom l'indique, et durant lequel les inscrits tenteront de lire 1000 pages ou plus. C'est un marathon, et cela promets des heures intenses de lecture, néanmoins, j'avais très envie de tenter cela, et pourquoi pas avec mes amis de la blogo. Si cela vous tente, n'hésitez donc surtout pas à participer. Vous êtes les bienvenus !

La première séance de ce Week-end à 1000 se déroulera du VENDREDI 15 FEVRIER à 19H, jusqu'au DIMANCHE 17 FEVRIER à MINUIT. Organisez votre temps de lecture comme bon vous semble tout en demeurant dans cette fourchette donnée.

Les conditions pour s'inscrire à ce challenge sont simples : Laissez-moi un commentaire sous cet article et indiquez moi que vous participez, puis véhiculez les informations sur le concours. Il n'y a rien de plus à faire.

Si vous désirez consacrer un billet au Week-end à 1000 sur votre blog, vous y êtes bien évidemment invités, mais cela ne fait pas partie des conditions de participation.

À bientôt !!

GROUPE FACEBOOK DU CONCOURS : clique ici

LES PARTICIPANTS :
- Lilibouquine (Drawinthecity)
- Angélique (Bijouxandbeauty)
- Elëwen (La Biblio Chocolat)
- Katia (Quelques pages)
- Virginie (Babsoucha)
- Bulle Dop (Bulledop' bouquine !)
- Audry
- Liniebookaddict (De Book à oreille)
- Candy Shy (Au boudoir de Candyshy)
- Sarah M. James (Maelynn books)
- Kaegen Ezhno (L'antre de Kaegen)
- Helo22960 (Le boudoir d'Héloïse)
- Mimi (Mon petit monde et moi)
- XenAddict
- Krystel Yorke (Maybe it's art Webzine)
- Oukouloumougnou
- La biblio de Koko
- Phèdre (pieces of me)
- Maddy Kitty Ter
- Everbook (Book à Blok)
- Harmonie (Une critique aiguisée mais avisée
- Mélinda
- Biblimi