lundi 21 avril 2014

Lili bouquine : Dracula de Bram Stocker


Titre en VO : Dracula
Editeurs : Pocket
Site de l’auteur : /
Ma note : 9/10
Quatrième de couverture :
Répondant à l'invitation du conte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur... Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

MON AVIS SUR LE LIVRE

En tant qu’amoureuse des vampires, je ne pouvais pas continuer plus longtemps sans lire la bible du genre, j’ai nommé : Dracula de Bram Stocker. De manière générale, on connaît assez bien Dracula. Prenez une personne lambda dans la rue, demandez-lui qui est Dracula, elle vous répondra sans hésiter, et cela même si elle n’a jamais lu le livre. Dracula est devenu un mythe, mais les mythes parfois sont quelque peu déformés, c’est pour cela que j’ai souhaité me pencher sur l’œuvre originale et ainsi connaître la véritable histoire du comte mystérieux des carapates qui fait trembler des générations.

Il existe de nombreuses adaptations, au cinéma ou dans la littérature. Je n’en ai vu aucune, si l’on exclu le Van Helsing Stephen Sommers, qui…en fait, n’a rien à voir avec l’œuvre de Stocker. Ou très peu. Je partais donc dans l’histoire avec une opinion assez neutre.

Si j’avais très envie de lire ce livre, il m’a toutefois fallu une petite motivation pour m’y mettre, et pour cela rien de telle qu’une lecture commune. Katia s’est lancée avec moi dans l’aventure et ce fut une formidable expérience. Nous avons partagé, tout au long de notre découverte de l’œuvre, nos impressions, nos sentiments. D’ailleurs, très souvent on se rejoignait sur certains points. Pour toutes les deux, cela a été une superbe lecture.

Pour tout vous dire, Dracula m’a fait perdre mon sommeil. Il y a une atmosphère pensante qui règne sur le roman dès les premières lignes. Des émotions fortes que parvient formidablement à nous transmettre Stocker au travers de son écriture. Le récit est construit de manière épistolaire, entrecoupée d’extrait de journaux intimes des divers personnages ou de coupures de presse. L’histoire, bien qu’étant raconté de manière indirecte puisque les faits sont relatés après coup, nous paraît en fait beaucoup plus réelle. Stocker a eu une idée de génie, surtout pour l’époque. Il a véritablement créé le mythe Dracula, en utilisant les journaux intimes, les conversations postales, ou les articles de journaux il l’a presque rendu réel. Plausible. Le lecteur croit aisément en son existence, ce qui ajoute une dimension véridique au récit. Par ailleurs, cela nous rapproche également énormément des personnages, ils nous paraissent plus intimes. Nous avons accès au cœur de leurs pensées, à leurs réflexions profondes. Cela permet aussi une alternance des points de vue, et une vision omnisciente de l’histoire.

La seule vision dont le lecteur est privé est bien entendu celle de Dracula. Le comte au final n’est que très peu présent. Physiquement tout du moins, car son influence est omniprésente. L’idée que le vampire se cache dans l’ombre et observe en silence les protagonistes perdure tout au long du roman. On a le sentiment qu’il surplombe le récit, qu’il voit tout, qu’il sait tout, qu’il contrôle tout. Et qu’il attend, dans le noir un sourire au coin de la bouche, de voir fléchir la bande de personnages que l’on suit. Dracula est malin, machiavélique, il est extrêmement puissant et ne semble craindre rien ni personne. Il est une menace et les personnages du livre s’uniront pour venir à bout de lui.

Nous suivons Jonathan, Mina, Abraham Van Helsing et Docteur Seward pour les principaux, dans leur entreprise d’empêcher le comte transylvanien de nuire. Chaque personnage a son importance dans ce roman. J’ai notamment beaucoup aimé Mina qui, en dépit de ses apparences de jeune femme frêle et fragile, se montre sans doute plus forte que tous les hommes de la troupe réunis. Elle incarne bien souvent leur lueur d’espoir. Elle fait preuve d’une extrême détermination et n’osera pas à déployer tous les moyens pour venir à bout du monstre. De plus, j’ai apprécié la manière dont Bram Stocker utiliser la jeune femme pour mettre en relief l’ineptie dont font preuve les hommes de l’époque – ou pas – de se croire supérieur aux femmes. J’ai d’ailleurs relevé une citation qui prête à sourire : « Ah, cette merveilleuse Madame Mina ! Elle a le cerveau d’un homme, d’un homme supérieurement intelligent, j’entends, mais le cœur d’une femme.» J’y vois une satyre de la suffisance de la gente masculine de l’époque, la dérision est ici évidente. Bram Stocker ne se gêne d’ailleurs pas, tout au long du roman a en faire usage.

Le roman est donc assez riche en émotions. L’atmosphère est horrifique et le rythme entrainant – malgré quelques longueurs –, le décor est remarquablement bien planté. Bram Stocker arrive très nettement à implanter son univers dans notre imaginaire. À la lecture, on entendrait presque les bruits de fond.

Le seul élément qui m’a déçu est le dénouement, je l’ai trouvé beaucoup trop rapide. Un sentiment de trop peu. Quelque chose me manque. J’aurais aimé que cela se déroule de manière différente. Je ne peux rien vous dévoiler sans vous spoiler mais j’avoue avoir été un peu déçue à la fin. Cela reste toutefois un formidable moment de lecture.

ON ADORE : L’univers développé – la manière dont l’auteur nous fait entrer dans son histoire – les personnages.
ON REGRETTE : La fin trop rapidement expédiée.


Mon activité littéraire du mois de Mars

LES LIVRES QUE J'AI LUS :

- Rebecca Kean, tome 1 : Traquée de Cassandra O'Donnell
- Avec Maman de Alban Orsini
- Reboot de Amy Tintera
- Les étoiles de Noss Head #5, Origine 2ème partie de Sophie Jomain
- Anna et le French Kiss de Stephenie Perkins
- Un petit livre oublié sur un banc (BD)
- La petite mort de Davy Mourier (BD)
LES LIVRES QUI ONT REJOINS MA BIBLIOTHEQUE :

- Reboot de Amy Tintera
- Je suis sa fille de Benoit Minville
- Frangine de Marion Brunet
- Comme des images Clémentine Beauvet
- Initiation de Anne Rice
- Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain
- Dualed de Elsie Chapman
- Lancelot, tome 1 (BD)
- Un petit livre oublié sur un banc (BD)
- La petit mort de Davy Mourier (BD)
- Leonrard & Salaï (BD)
- Les étoiles de Noss Head #5, Origine 2ème partie de Sophie Jomain
- Kel, tome 1 de Andrea Schwartz
- Lyra MacArthur Demi McGowan
- Anna et le french kiss de Stephenie Jerkins
- Poison de Sarah Pineborough
- Angelfall, Penryn et la fin du monde de Susan EE.
- Amulettes de Véronique Ajarrag
- Les chronique de Dany Mega O'Malley, tome 1 : Iced Karen M. Moning
- Rebecca Kean, tome 2 : Pacte de sang de Cassandra O'Donnell
- Tante Mame de Patrick Dennis

samedi 5 avril 2014

Lili bouquine : Les étoiles de Noss Head #5 "Origines - 2ème partie" de Sophie Jomain


Titre en VO : /
Editeurs : Rebelle
Site de l’auteur : http://www.sophiejomain.com/
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture :
Le danger était aux portes de la cité. J’avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau… Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s’apprêtait à s’abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups. La désolation. Le néant. La ruine. C’est tout ce qu’il resterait. Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver… lui.

MON AVIS SUR LE LIVRE

( ! ) ( ! ) ( ! ) ( ! ) ATTENTION, JE TIENS À VOUS PREVENIR QUE CETTE CHRONIQUE COMPORTERA DES SPOILERS. JE TIENS À EXPRIMER MON RESSENTI SUR LE LIVRE ENTIER ET DIRE TOUT CE QUI M’A PLUS, PRENDRE POSITION PAR RAPPORT AUX DIVERS INVENEMENTS. JE VOUS CONSEILLE DE NE LIRE MON AVIS QU’UNE FOIS AVOIR LU LE LIVRE SEULEMENT. ( ! ) ( ! ) ( ! ) ( ! ) Les étoiles de Noss Head, t.5 : Origines 2ème partie ou la cerise sur le gâteau, le point sur la virgule, la pincée de cannelle sur un délicieux capuccino ! Comme tous les inconditionnels de Sophie Jomain, j’ai attendu la sortie de ce tome-ci comme le Messie. Sitôt acheté, sitôt dévoré ! Animée tant par le plaisir de retrouver les personnages que j’aime, que part le suspens qu’insuffle l’auteur de page en page.

J’ai lu le tome 4 il y a un an exactement, en rentrant du Salon du Livre, comme ici, et je me souviens avec exactitude de ce que j’ai ressentis en lisant – que dis-je en prenant en pleine figure – l’odieux cliffhanger que nous avait réservé Sophie Jomain. Le tome 5 recommence à cet exact moment, aussi ai-je eu l’impression d’être directement plongée dans l’histoire. De n’avoir fait aucune coupure. On se remet très vite les idées en place. La connexion entre Hannah et le lecteur est automatique, on ressent une empathie particulière pour elle. L’héroïne m’a véritablement épaté par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Son monde s’écroule alors que l’homme qu’elle aime a oublié jusqu’à son existence, mais à aucun moment elle ne se laisse ensevelir par le désespoir. Au contraire, elle se bat jusqu’au bout, et c’est cette ténacité qui me fait apprécier Hannah. En plus du cœur extrêmement généreux dont Sophie Jomain l’a doté.

L’histoire ce tome 5 démarre donc in medias res et c’est exactement ce que j’aime. Notre cœur se déchire une seconde fois lorsque l’auteur nous fait vivre à nouveau la fin du tome précédent. Ce terrible « Qui êtes-vous ? » prononcé par Leith à l’égard d’Hannah. On n’entendrait presque le cœur de l’héroïne se briser, comme un verre en cristal fracassé sur le carrelage. Et notre peine ne s’arrête pas là, ce n’est au contraire que le commencement. On apprend assez rapidement que cette situation, cette perte de mémoire est irrévocable. Leith a tout oublié, son identité, son amour pour Hannah, son passé tout entier. Durant l’intégralité du roman, on ne cesse d’espérer qu’il retrouve la mémoire, qu’il refasse surface. Cet espoir nous tiens jusqu’à la toute fin du roman et nous fait tourner inlassablement les pages.

Ce dernier tome est également très fourni. La condamnation de Bonnie, d’abord, qui nous tiens en haleine. Le sacrifice d’Alastair, ensuite, qui choisi de provoquer en duel le frère de sa femme pour gagner la liberté de cette dernière. La mort de l’oncle de Leith m’a d’ailleurs extrêmement touchée. Il était un personnage secondaire, certes, mais très important pour la construction des personnages et notamment du couple de Leith et Hannah. Il est, avec sa femme Bonnie, un pilier sur lequel les personnages ont toujours pu se reposer. Il était également un homme droit, honnête et qui tirait tout ce qu’il possédait de la sueur de son front. Un personnage admirable que j’ai eu beaucoup de peine à quitter.

J’ai également été marqué par la proximité d’Hannah et Grigore. Troublée, je dirais. Car si je suis pro-Leith, je n’ai pas pu me résoudre à jeter la pierre à Hannah. Déjà parce que j’ai la certitude que Leith reste l’amour de sa vie et ensuite parce que j’aime beaucoup Grigore. Je me suis mise à éprouver une drôle de compassion pour lui, ainsi que pour Hannah qui doit gérer des sentiments qu’elle ne comprend pas, qu’elle n’a pas envie de ressentir. Grigore est, j’en suis persuadée, profondément gentil. Envers Hannah tout du moins. Il ne souhaite que son bonheur, et il a la noblesse de ne pas la revendiquer pour lui seul. Il respecte ses choix et l’amour qu’elle porte à Leith alors qu’il brule pour elle à un tel point que cela lui fait souffrir le martyre.

En toile de fond, on retrouve toujours la menace des Strigoy, ces guerriers vampires qui se sont sentis offensés du sauvetage de Darius dans le tome 4. Les vampires n’ont pas oublié leur rancœur et contre bien pourfendre Hannah, ses complices et en primes tout un refuge de loup-garous, leur pires ennemis. Hannah, tout au long du roman, a conscience que l’épée de Damoclès plane sur la tête des garous et tâche de prévenir leur chef qui, lui, refuse de prendre part à la querelle. Le lecteur ne peut que noter l’inconscience de ce dernier qui se voile la face et qui ne réalise que trop tard que la bataille est inévitable.

La scène de combat, par ailleurs, est époustouflante. J’ai été pris dans l’action exactement de la même manière qu’avec un film. C’était palpitant, déchirant. Tous les éléments étaient présents pour que l’on s’y croie vraiment. Sophie Jomain nous fend le cœur, à nouveau, en nous montrant toute la cruauté d’une guerre, et ce malgré la victoire. Il reste un goût amère dont on ne peut se dépêtrer et qui demeure longtemps sur la langue.
La fin du roman, et qui plus est de la saga des Etoiles de Noss Head, est bien évidemment heureuse. Mais on est loin du pays des bisounours. Hannah et Leith se sont retrouvés, certes, et ils s’aiments, c’est indéniable mais Leith a perdu sa mémoire à jamais. J’imagine parfaitement un futur heureux pour les deux protagonistes, mais cette petite ombre me chagrine. Je suis persuadées qu’il arriveront à surmonter l’épreuve et qu’il recommenceront une belle histoire d’amour – oui, j’écris ça comme s’ils étaient deux personnes réelles mais, à vrai dire, c’est un peu le cas dans mon esprit – mais je ne peux m’empêcher d’éprouver de la tristesse quand je pense que le pauvre Leith ne se souvient d’aucun détail de sa vie passée.

J’ai passé avec Les Etoiles de Noss Head de formidable moment. J’ai été secouée bien des fois, j’ai eu du baume au cœur aussi. J’ai vécu avec les personnages, j’ai éprouvé de la joie, de la tristesse pour eux. Je me suis impliquée dans leur vie comme s’ils s’agissait de membres de ma propre famille. Hannah, Leith, Darius, Grigore, Jeremiah, Bonnie, Al…Tant de noms qui me sont désormais familier et qui demeureront dans mon cœur encore longtemps.

ON ADORE : Un univers tellement riche, un tourbillon d’émotion constant, les personnages et leur courage.
ON REGRETTE : Que cela se termine ☹


mercredi 2 avril 2014

Lili bouquine : Les étoiles de Noss Head #4 : "Origines, 1ère partie" de Sophie Jomain


Titre en VO : Les étoiles de noss-head, tome 4 : Origines, partie 1
Editeurs : Rebelle
Site de l’auteur : http://www.sophiejomain.com/
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture :
Chaque fois que je croyais notre vie cousue de fil blanc, Leith et moi devions faire face à une nouvelle adversité, une nouvelle attaque. J’en venais à me demander si, un jour, nous goûterions à la paix à laquelle nous aspirions. Personne ne mesure vraiment l’immensité de sa chance quand il affirme que son existence est monotone. Personne. Aux innocents les mains pleines… C’est ce qu’on dit. Mais moi, je n’étais plus innocente du tout. Alors, que me réserverait le destin, cette fois-ci ? Que me volerait-il ? J’en avais une vague idée et j’allais devoir me préparer au pire.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Le tome 3 des Etoiles de Noss Head aurait parfaitement pu clore la saga sur un happy ending comme on les aime, mais Sophie Jomain a décidé de nous offrir un autre tome en deux parties, Origines, dont la première est époustouflante !

Nous retrouvons donc Hannah, bien dans ses baskets. Elle étudie toujours à St Andrews, mène tranquillement son train de vie avec Leith, son petit ami loup garou, elle même ayant rejoins la meute après sa récente transformation. Elle a gardé de très bon contacts avec ses amies les anges noirs. Tout va bien…jusqu’à ce que ça n’aille plus. Ce petit bonheur est entaché le jour où, au cœur même du campus de St Andrews, est retrouvé le cadavre décapité d’un ange noir. Nul ne sait qui a commis ce meurtre odieux, et pire encore…personne ne parvient a identifier le pauvre malheureux étêté. Encore plus inquiétant, ni Leith, ni Darius, l’ami ange noir d’Hannah, n’est joignable. Personne ne les a vu depuis plusieurs jours, et les rumeurs vont bon train. A-t-il été question d’un règlement de compte entre les deux absents ? On se souvient tous de l’inimitié qui sévit entre eux. L’hypothèse est probable. Toutefois, l’idée que Leith se soit enfui après avoir fait sauter le chef de l’ange noir de ses épaules est insupportable à Hannah. Elle n’y croit pas, et fera tout pour découvrir ce qu’il se trame réellement.

Le roman, comme vous pouvez vous en douter, démarre sur les chapeaux de roues. Dès les premiers chapitres, l’auteur place le lecteur sous tension et les y maintient durant presque la totalité de cette première partie. C’est intense, bouleversant. Un scenario épique qui nous trimbale de l’Ecosse jusqu’aux fins fonds des Carpates.

Nous sommes confrontés, comme l’héroïne, a une situation inconnue. Personne ne comprend ce qu’il se passe, mais tout le monde s’accorde sur l’urgence de régler les problèmes au plus vite. 1ere étape : retrouver Darius et Leith.

Hannah, dans ce tome-ci fait preuve d’énormément d’assurance, et bien qu’elle reçoit l’aide d’un petit groupe, et notamment d’un personnage en particulier : Grigore, elle est plutôt livrée à elle-même. Elle fait preuve d’une autonomie et d’un courage remarquable. Elle met les mains dans le cambouis comme on dit, et j’ai particulièrement apprécié cela. Non seulement, elle nous montre la force de son tempérament, mais en plus cette expérience lui permettra de se découvrir elle-même. Elle appréhendera ses nouvelles capacités, apprivoisera le lupus qui est en elle. On la voit sous un autre jour, en proie aux doutes parfois et mise en présence d’événements qui lui font peur mais qu’elle ne laisse pas prendre le dessus. Hannah, dans ce tome là, a extrêmement murie.

Grigore, ange noir qui déchaine la gente féminine (en particulier les lectrices de Sophie Jomain… :p), est très présent dans Origines, partie 1. Il l’était déjà un peu dans Accomplissement, mais ici, il se place directement aux côté de notre héroïne et l’épaule dans ce qu’elle entreprend. Il lui sert de soutient tandis que tous ses repères sont brisés, il devient un véritable ami pour elle et peut-être même au-delà. Il existe une loyauté naturelle en Grigore qui rend le personnage très charismatique à mon sens. Il est fort, il est protecteur, beau comme un dieu et possède un sens de l’humour assez affuté.

L’atmosphère est différente dans cet opus, cela marque réellement un tournant. La mythologique, à la fois du côté des anges noirs que des loup-garous est étoffée, on entre plus en profondeur dans l’univers des Etoiles de Noss-Head avec des enjeux tout autres que dans les trois premiers tome de la saga.

Pour conclure, je dirais que comme à son habitude, Sophie Jomain nous offre un final bouleversant. Si vous aviez trouvé celui du tome 2 déchirant, laissez moi vous dire que votre petit cœur va en prendre un coup. Ce n’était rien comparé à ce qui vous attend. La suite est a acheter et à lire de toute urgence dès le jour de sa sortie !

ON ADORE : L’atmosphère dans laquelle nous plonge l’auteur dès les premiers chapitre, les nouveaux enjeux, la combativité d’Hannah…
ON REGRETTE : /


vendredi 14 mars 2014

Lili bouquine : Mystic City de Theo Lawrence


Titre en VO : Mystic City
Editeurs : Pocket Jeunesse (PKJ)
Site de l’auteur : http://www.theolawrencebooks.com/
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture :
Aria Rose, la plus jeune héritière d’une des deux plus puissantes familles rivales de Mystic City, se retrouve promise à Thomas Foster, le fils des pires ennemis de ses parents. Leur union est sensée mettre fin à des décennies de vendetta politique, et réunir les habitants des Aeries, la classe dominante de la ville, contre les Mystiques bannis qui errent et fomentent dans ses bas-fonds. Mais Aria ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ; de fait : elle se réveille un matin avec de grandes zones d’ombres dans sa mémoire. Et elle ne parvient pas à comprendre pourquoi ses parents auraient accepter de s’unir aux Foster en premier lieu. Quand Aria rencontre Hunter, un rebelle et séduisant Mystique des bas-fonds, elle commence à retrouver des bribes de souvenirs, et comprend qu’il détient la clé de son passé. Les choix qu’elle sera amenée à faire sauveront ou condamneront la ville – et sa propre existence.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Mystic City est un pur régal ! J’ai été tellement subjuguée par ce roman que j’en ai oublié le monde qui m’entourait pendant les deux jours et demi qu’a duré ma lecture pour me laisser engloutir par le New York futuriste et enivrant qu’on découvre dans le livre.

Theo Lawrence m’a offert un tableau assez bluffant. Je me suis imprégnée de l’univers dès le premier chapitre. Je me suis très rapidement représentée la Grande Pomme qu’a imaginée l’auteur. Une ville reconstruite après le réchauffement climatique et la fonte des glaces qui a englouti la métropole telle qu’on la connaît. Dans ce futur, plus ou moins proche puisqu’en effet la date n’est pas indiquée, l’écart entre les différentes classes sociales s’est creusé. On distingue les personnes aisées, voir très aisées qui vive dans les Hauteurs, et de l’autre côté, ceux qui sont plus modestes, voir assez pauvres qui évolue dans les Bas-fonds, une endroit qui paraît assez sordide, laisser à l’abandon et que les riches préfèrent ignorer.

L’auteur a su créer une atmosphère particulière, ne serait-ce que par l’environnement dans lequel il fait évoluer ses personnages. Dans ce New York du futur, on se déplace en gondole ou bien par l’intermédiaire de transports en commun ultra-rapides et sophistiqués. Theo Lawrence a su donner du cachet à son univers. Il y implante également une forme de magie particulière, dispensée par les Mystiques, parias de la société doués de talents surnaturels.

Ce roman ne ressemble à aucun autre, et cela même s’il reprend l’éternel thème de l’amour maudit à la Roméo et Juliette. En effet, sur un fond de dystopie se dessine une romance qui suit la lignée Montaigu et Capulet, revisitée toutefois avec originalité.

Le personnage principal est Aria, une jeune fille d’environ dix-huit ans issue d’une des deux familles les plus influente de New York : les Rose. Si je peux ouvrir une parenthèse, j’aimerais vous dire à quel point j’ai apprécié de lire le récit à la première personne d’une jeune fille, écrit par un auteur masculin. Cela donne une sensibilité au texte que j’ai trouvé particulièrement intéressante. Pour en revenir à Aria Rose, sa position est assez peu enviable. En effet, au début du roman, la jeune fille a perdu la mémoire. On lui apprend qu’elle a défié ses parents en dissimulant son histoire d’amour avec Thomas Foster, fils du rival politique de son père, et qu’elle a été victime d’une overdose qui a mystérieusement effacé ses souvenirs. Après une brève convalescence, Aria assiste à la fête qui est donnée pour ses fiançailles avec l’amour de sa vie. Seulement, il y a un problème : Aria n’a aucun souvenir de Thomas et surtout, ne se souviens pas des sentiments qu’elle a éprouvés pour lui. De plus, elle a l’impression qu’on lui ment, que les choses ne sont pas telles qu’elles devraient être. Il y a anguille sous roche, elle le sait mais elle ne parvient pas à l’expliquer. Tout au long de l’histoire, elle tâchera de résoudre cette énigme.

Mystic City est une histoire de famille, d’amour, de trahison. Il y a des secrets, des complots, mais aussi de la tendresse et de la loyauté. Il est également question d’un peuple meurtri qui tente de faire entendre sa voix. Les Mystiques commencent, dans ce premier opus, à vouloir s’imposer, notamment par le biais d’un personnage emblématique que je vous laisse découvrir. On constate ici les prémices d’un tome 2 qui risque d’être palpitant.

Bien évidemment, je vous recommande ce roman qui m’a transporté dans une autre univers. Je n’ai pas pu le lâcher avant de l’avoir terminé !


ON ADORE : L’univers qu’à crée l’auteur – les personnages et leur relation.
ON REGRETTE :/


jeudi 13 mars 2014

Lectures de Février



Livres lus ce mois-ci :

-Rouge Rubis de Kirsten Gier
- La belle et la bête Volume 1/2 de L'Hermenier, Looky et Dem (BD)
- Harry Potter et le prisonnier d'Askaban de J. K. Rowling
- La reine des glaces (BD)
- Oksa Pollock, volume 1 : L'inespérée (BD)
- Louise, petite sorcière au nez en trompette de Nathalie Bernard (lecture enfant,à partir de 7 ans)

Livres qui ont rejoint ma bibliothèque :

- La belle et la bête Volume 1/2 de L'Hermenier, Looky et Dem (BD)
-Edgar Allan Poe : Hantise de Louise, Orenge et Verguet (BD)
-Harry Potter : Des romans à l'écran de McCabe
-Max le Terrible (Album enfant)
-The fault in our stars de John Green
-Divine Misfortune de A. Lee Martinez

vendredi 14 février 2014

Week-end à 1000 #5 - Step by step

Vendredi 14 Février - 18h45 : Je sors du boulot, prête à rentrer chez moi et m'installer devant mon livre pour débuter comme il se doit mon week-end à 1000. Ma grand-mère me propose de manger un morceau avec elle, elle m'annonce ensuite qu'elle aimerait aller au cinéma. Summum de la tentation, ce soir La Belle et la bête avec Lea Seydoux et Vincent Cassel est programmé à 20h30...sans hésiter, je décide d'y aller.
Vendredi 14 Février - 22h40 : Je sors de ma séance. J'en ai pris plein les mirettes ! Des décors incroyable et mon histoire d'amour préférées raconté avec beaucoup d'originalité. J'ai a-do-ré. Mais l'heure est pour moi de rentrée de de me mettre à lire. Je prends un heure pour me préparer. Puis ouvre enfin un bouquin.
Vendredi 14 Février - 23h47 : Je m'installe sous ma couette, un livre dans les mains, mon chat au pied du lit, fin prête et je commence à (re)lire Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban.
Samedi 15 Février - Environ 11h : Je me prépare un p'tit déj' digne de ce nom, et me replonge dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban dont je n'ai lu qu'une dizaine de pages la veille. Le challenge commence pour moi.
Samedi 15 Février - Environ 16h30 : A cause de ce fichu professeur Lupin, j'ai brusquement une envie de chocolat (comprenne qui pourra XD). Je sors l'artillerie lourde : plaquette de Milka oblige. Je suis bien calée dans le fauteuil de la cuisine et me replonge dans ma lecture.
Pages lues : 102.
Samedi 15 Février - Environ 20h00 : Je fais une petite pause pour allumer un feu (qui, à mon grand désespoir, a capoté au bout de 20 minutes...) et manger. J'en profite pour faire un petit clin d'oeil au mug génialisime de Chloé (oui, je suis jalouse et j'aimerais le lui piquer !!), cf. nom du chapitre où je me suis arrêté ^^
Pages lues : 200.
Samedi 15 Février - Environ 20h50 : Juste avant The Voice, je m'accorde un petit pécher mignon : le carrot cake version Mug Cake inspiré par Chloé (oui, encore elle) :) Vous savez quoi ? Eh bah c'est délicieux :p
Pages lues : 209...Oui, je sais...9 pages en 50 minutes, ça craint.
Samedi 15 Février - Environ 23h40 : Après The Voice, je décide de finir mon bouquin sous ma couette (optimiste la jeune fille, étant donné qu'il me reste une bonne moitié à lire...). En arrivant dans ma chambre, je trouve une surprise caché dans mes couvertures. Rassurez-vous, ce n'est pas le Sinistros, mais seulement mon gros matou : Gibson McFly. Oui...mon chat a un nom de famille :) Allez, je me motive ! D'autant que je me suis promis de visionner le film d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban juste après avoir fini ma lecture ;) La nuit va être longue, mais le week-end à 1000, c'est fait pour faire des folies :p
Pages lues : 224...on en parle ou pas ? Ou pas.
Dimanche 16 Février - Environ 1h05 : Avant que la fatigue ne me gagne, je décide de me motiver un peu et visionne finalement le film : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban en V.O, histoire de tenir me cerveau en éveil.
Pages lues : 272

Dimanche 16 Février - Environ 3h : Je coupe le film et reprend ma lecture, complètement subjugué par l'univers qui m'avait tellement tenu en haleine quand j'avais 13 ans. Je retrouve les même sensations, c'en est presque grisant. Malheureusement, Morphée me rappelle bien trop vite à ses bras et je m'endors sur le avant 4h.
Pages lues : 310

Dimanche 16 Février - Environ 10h : À peine réveillée, j'attrape mon livre et me replonge dans l'histoire ! Captivée.
Pages lues : 354
Dimanche 16 Février - Environ 13h : Bien malheureusement pour moi, je cède à la tentation de fouiner sur Youtube et tombe sur une websérie fabuleuse, mettant en scène Sirius Black. L'histoire prend place au moment où Voldemort commence à faire rechercher James et Lily par tous ses mangemorts. Le synopsis m'a l'air captivant et je suis tellement emballé que je visionne le seul épisode disponible une bonne dizaine de fois. Freiner dans la lecture, je décide toutefois de m'y remettre une heure ou deux plus tard.
Pages lues : 382
Dimanche 16 Février - Environ 17h : FINITE INCANTATEM ! Youhou !! Je termine enfin Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban après une pose repas et quelques petites flâneries sur le web. Malheureusement, je n'ai pas très envie d'ouvrir un nouveau livre, trop imprégnée du monde merveilleux de J.K. Rowling. Mon challenge ne sera pas accompli, je le sais d'ores et déjà, mais la journée n'est pas terminée. Qui sait ? Peut-être que je parviendrais à ouvrir un nouveau livre avant minuit ! ^^
Pages lues : 460
Dimanche 16 Février - Environ 19h : Je vous tourne une première vidéo, et la dernière pour parler un peu de mes impressions sur la session 5. Pas beaucoup de page lu, mais beaucoup moment de partage et à mes yeux, c'est le plus important. Sans compter que je suis retomber en enfance avec Harry Potter, un sentiment qui en vaut 1000. Je décide toutefois d'entamer Harry Potter et la coupe de feu mais sans me presser.
Pages lues : 460
Dimanche 16 Février - Environ 22h30 : Je lis à mon rythme, et j'atteins les 500 pages avec Harry Potter et la coupe de feu, prise dans la frénésie Pottermania.
Pages lues : 506

Dimanche 16 Février - Environ 00h00 : Fin du challenge, on lève les bras comme à Top Chef ! Je suis parvenue jusqu'à la page 70 de Harry Potter et la coupe de feu, je ne suis pas mécontente de moi. J'ai passé un super moment de partage et de découverte. Vivement la prochaine !!
Pages lues : 530