lundi 5 décembre 2011

Lili bouquine : La Confrérie de la dague noire, t.5, "L'Amant Délivré", de JR Ward


Titre en VO : Black Dagger Brotherhood, book 5 : Lover Unbound
Editeurs : Editions Milady
Site du livre/de l’auteur : http://www.jrward.com/
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture : Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs.
Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. Impitoyable et brillant, Viszs est doté d’un pouvoir de destruction incroyable et d’une aptitude terrifiante à prédire l’avenir. Torturé par son passé, il ne fait pas dans les sentiments. La lutte contre les éradiqueurs est sa seule passion… jusqu’au jour où il croise la route du docteur Jane Whitcomb. Tout pourrait changer grâce à elle, mais Viszs est rattrapé par un destin incompatible avec celui de la jeune humaine…

MON AVIS SUR LE LIVRE

Ce tome cinq de la Confrérie de la dague noire m’a littéralement transporté, il demeurera sans doute pendant très longtemps parmi mes préférés, avec le tome trois que j’avais adoré. J’ai aimé découvrir le personnage de Viszs au fil des pages, un individu qui, déjà dans les opus précédents, m’intriguait énormément.

Le guerrier est un personnage assez singulier, et extrêmement déchiré. L’esprit continuellement en éveil, il ne semble jamais s’accorder de répit. Pire que cela, il s’inflige lui même des souffrances mentales plutôt que de s’en protéger, comme toute autre personne normal. Son pouvoir de lire l’avenir et cette main lumineuse qu’il trimbale comme une malédiction depuis l’enfance le mine énormément, il se renferme sur lui même et se pense incapable de créer la moindre relation avec une autre personne. Elevé dans la violence par un père odieux et cruel, il croit être lui-même un monstre, tandis qu’il est tout le contraire. Au fil des pages, on découvre qu’il est davantage quelqu’un de loyal et dévoué, qui pense aux autres avant lui même : il garde pour lui l’attirance qu’il a pour son meilleur amie Butch afin de préserver sa relation que ce dernier entretien avec sa dulcinée, Marissa. Puis, il accepte sans broncher de devenir le Primâle afin de perpétrer la lignée des vampires, et notamment d’engendrer de futurs guerriers pour la Confrérie. Le Primâle étant le mâle qui se devra de féconder les élues, femelles au service de la Vierge scribe, ainsi que des guerriers de la Confrérie.
Viszs est également un personnage à l’intelligence remarquable, il n’est pas la brute qu’il pense être et c’est d’ailleurs ce qui séduira Jane, celle qui deviendra, au cours du roman, son âme-sœur.

Jane apporte, elle aussi, du peps au roman. La jeune femme, chirurgienne et passionnée d’anatomie, porte également son lot de misères, ayant perdu sa sœur à l’âge de treize ans, ainsi que ses deux parents plus tard, elle est seule au monde mais aussi incroyablement indépendante. C’est un personnage fort et extrêmement courageux, elle a un caractère bien trempé et va de paire avec Viszs, qui, lui-aussi, est une tête brûlée. Ils se ressemblent, ils se complètent. D’ailleurs, leur rencontre était prédestinée et dès qu’ils se sont trouvés, ils ont quasiment fusionnés l’un avec l’autre, pour ne faire qu’un. Leur amour est puissant et sincère, du genre qui vous tombe dessus sans crier gare et auquel il est impossible de résister.

J’ai également été très touchée par la relation entre Viszs et son meilleur ami, nouvellement membre de la Confrérie de la dague noire, Butch O’Neal. Le flic est devenu, depuis sa transformation, le Dhestructeur, Viszs quant à lui est sa moitié. Comme le yin et le yang, les deux compères agiront toujours l’un avec l’autre, et ce pour l’éternité. Butch a acquit le pouvoir d’aspirer l’ « âme » des éradiqueurs et de les détruire de cette manière, néanmoins cette épreuve est néfaste pour Butch si Viszs ne le soigne pas à temps grâce à sa main lumineuse. De plus, on perçoit très clairement l’attirance que Viszs éprouve envers son ami, quant à Butch, rien n’est bien défini, bien qu’il aime profondément Marissa, il reste très attaché à Viszs. Une situation des plus complexe que l’on avait commencé à entrevoir dans le tome quatre, consacré à Butch, et qui s’étoffe dans celui-ci. On développe à coup sur une certaine tendresse pour les deux amis.

Si ce tome cinq est principalement tourné autour du personnage de Viszs, J. R. Ward ne laisse pas de côté les autres guerriers, notamment Fhurie, très présent dans ce roman, mais aussi Bella et Zadiste que l’on voit apparaître à plusieurs reprises, et également le clan des novices : John Matthews, Blaylock et Vhif qui commencent à se faire une place de plus en plus importante au cours des tomes. Khôler, le roi vampire, apparaît également quelque fois. En revanche, l’auteure semble avoir presque totalement occulté le personnage de Rhage dont on n’entend que très peu parlé depuis le tome deux qui lui était consacré. La vierge Scribe, en revanche, est beaucoup plus présente que dans les précédents opus, on la découvre également sous un autre jour, peut-être plus humaine qu’à son accoutumée. Ce point de vue m’a parut intéressant, et innovant par rapport aux appariations que l’on avait d’elle depuis le début. Un personnage qui jusqu’alors nous paraissait froid, presque maléfique, tandis qu’ici elle se montre beaucoup plus compréhensive, et bienveillante.

Un autre point qui, selon moi, fait de ce tome-ci un tome vraiment différent, est la pause que font les guerriers, bien qu’involotairement, dans leur combat contre les éradiqueurs. Les soldats de l’Oméga sont beaucoup moins présents dans ce cinquième volume, et de ce fait, l’action est davantage centrée sur la vie des membres de la Confrérie de la dague noire, un point de vue que j’ai beaucoup apprécié. Le lecteur souffle au même titre que les guerriers et c’est d’ailleurs plutôt agréable.

Pour finir, ce tome cinq amorce également les événements du suivant, un opus qui mettra en avant le personnage énigmatique de Fhurie, ainsi que la nouvelle venue au manoir, l’élue Cormia. On a hâte d’en savoir plus !

ON ADORE : Le personnage de Viszs, sa romance avec Jane, sa relation avec Butch, la pause dans le combat avec les éradiqueurs
ON REGRETTE : Certains personnages sont toujours mis à l’écart, notamment Rhage qui n’apparaît presque plus.



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