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jeudi 14 novembre 2013

Lili bouquine : Une fille entre dans un bar, de Helena S. Paige


Titre en VO : A girl walks into a bar…
Editeurs : Michel Lafon
Site de l’auteur : / Ma note : 7/10
Quatrième de couverture :
Dans ce premier livre érotique dont vous êtes l’héroïne, tous les choix s’offrent à vous pour trouver le chemin qui vous mènera à votre propre happy end. Votre meilleure amie vous plante au dernier moment, et vous vous retrouvez seule dans un bar chic et branché. Vous avez enfilé votre robe fétiche et mis du noir sur vos yeux, alors pourquoi ne pas en profiter un peu ? Passerez-vous la soirée avec une rock star ou préférerez-vous séduire le jeune barman au corps de sculpture grecque ? Accepterez-vous l’invitation d’une mystérieuse artiste au charme exotique ou succomberez-vous au badinage d’un businessman à la Christian Grey ? À moins que vous ne choisissiez une folle équipée avec un garde du corps bodybuildé, au volant d’une Aston Martin ? Et si vous décidez de rentrer sagement chez vous, peut-être croiserez-vous le nouveau voisin au sourire si troublant… Quel que soit le scénario de vos rêves, vous êtes aux commandes.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Une fille entre dans un bar. est un livre-jeu où le lecteur est aux commandes. On nous donne en premier lieu une trame : « Une fille entre dans un bar... », et on nous offre ensuite l’opportunité de choisir la suite des évènements. Cela suit le principe des « Livres dont vous êtes le héros » (Gallimard-Jeunesse), mais ici, il ne s’agit pas d’un livre d’horreur/aventure mais d’un roman érotique. Ce projet a vu le jour grâce à l’association de trois auteures : Sarah Lotz (auteure de roman d’horreur), Helen Moffett (auteure de poésie) et Paige Nick (auteure pour la jeunesse) qui signe ce livre sous le pseudonyme de Helena S. Paige.

Leur idée est assez originale. Cela intrigue en effet le lecteur. On ne choisi pas ce livre en librairie pour passer un moment d’évasion comme avec un roman classique, mais bel et bien pour revisiter une histoire à sa sauce. C’est en effet de cela dont il est question : contrôler les évènements, construire l’histoire qui nous convient. On a fini de se plaindre des mauvais choix d’une héroïne, cette fois-ci, ce sont les nôtres. Le livre est fait de tel sorte qu’on est très souvent amener à choisir un chemin plutôt qu’un autre, aussi peut-on très facilement retomber sur nos pattes si un choix fait précédemment nous amène là où on ne le souhaitait pas.

Le livre nous confère ainsi le sentiment de maitriser le destin. Terminé les décisions immuables aux lourdes conséquences ! Rien n’est jouer d’avance et tout peu arriver. On se prête aisément au jeu, on est rapidement tentée d’explorer les divers scenarios que nous offre les auteures avec Une fille entre dans un bar. et à évaluer celui qui nous a le mieux convaincue. Choisiront nous tel amant plutôt qu’un autre ? On a presque l’impression d’être sur j’adopteunmec.com et de faire notre shopping, ce qui est en effet assez grisant.

Le livre nous apporte donc un vrai moment de détente, assez drôle en plus de cela, avec des scenarios tous différents. Il y en a pour tous les goûts ! De la rock star, au businessman friqué, en passant par le garde du corps aux pectoraux d’acier et le photographe d’art. Je ne vous dis pas lequel j’ai préféré, votre choix sera le bon ;)

Pour évoquer le style, il n’y en a pas vraiment mais est-ce véritablement ce qu’on recherche dans ce livre ? Je ne crois pas. C’est davantage le jeu qui nous attire. Ce que j’ai toutefois apprécié, c’est la fin ouverte qui nous est proposée quelque soit le choix que nous avons pris au début et le chemin que nous avons décidé de suivre au cours de notre lecture. Une perspective qui nous séduit à coup sur et qui laisse place à une grande part d’imagination.

Si vous êtes joueuse, ce livre est pour vous !

ON ADORE : La possibilité de modeler l’histoire comme on le souhaite.
ON REGRETTE :Un lecture un peu brève.


emplacement de la vidéo

mercredi 14 août 2013

Lili bouquine : Trilogie Stark, t.2 "Possède-moi" de J. Kenner


Titre en VO : Claim me
Editeurs : Michel Lafon
Site de l’auteur : http://juliekenner.com/
Ma note : 4/10
Quatrième de couverture :
« Pour Damien, notre passion est un jeu. Pour moi, c’est féroce, aveuglant et réel. Ses envies sont claires : besoin de jouissance, de contrôle. De moi. Je me suis pliée à toutes ses volontés, et j’aspire à être pleinement sienne. Je veux que nous nous possédions au-delà de l’extase, et que le feu de notre passion nous brûle. Mais une part de Damien m’échappe. Je meurs d’envie de percer ses secrets, de le mettre à nu. La noirceur de notre passé pourrait étroitement nous unir… ou au contraire nous briser. » Nikki

MON AVIS SUR LE LIVRE

Possède-moi, tome 2 de la trilogie Stark, est la suite direct de Délivre-moi pour lequel j’avais déjà eu un avis assez mitigé. Pour moi, il n’y a rien d’inventif dans ce roman érotique, il reprend les codes préconçus du genre sans en arranger la sauce. Sauf peut-être grâce à l’héroïne, Nikki, qui fait preuve d’un peu plus de volonté et de caractère que celle des autres romances, et notamment que Ana (Cinquante nuance de Grey) que l’on prend – malheureusement ? – comme référence. Si cela me chiffonne un peu, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre La trilogie Stark et Cinquante nuances. D’abord parce que si la forme est différente, le fond est foncièrement le même. D’autre part, nous pourrions parfaitement fondre Damien Stark et Christian Grey ensembles, et nous n’y verrions que du feu. Ils sont les même à peu de chose près. Seul leur passé diffère, leurs réactions, elles, sont ennuyeusement semblables. On ne sait pas si dans la vrai vie, les hommes d’affaire richissimes aiment « baiser brutalement » (cf. Cinquante nuances de Grey), soit, en d’autres termes, s’adonnent au sado-masochisme mais c’est apparemment ce que tentent de nous faire gober les romancières américaines.

Je ne sais pas vous, mais moi je commence à faire une overdose de ce schéma défini de la romance érotique. On croyait presque qu’il faut suivre une recette pour sortir un best-seller de ce genre. Dans un hôtel particulier au loyer exorbitant, mélangez un businessman multimilliardaire, jeune, beau, sportif malgré ses horaires de travail ingérables et son emploi du temps de ministre, et surtout….à l’esprit torturé. C’est important, la sauce ne risque pas de prendre si vous omettez cet élément. Incorporez, plus ou moins délicatement, une petite minette plus ou moins naïve, avec plus ou moins de personnalité, mais impérativement la choisir sans consistance face à l’appel du mâle. Malaxez le tout, mettez les dans les positions les plus improbables et demandant les plus grandes prouesses athlétiques. Saupoudrez de faux problèmes de conscience, d’une attirance inavouée mais vite libérée ainsi que d’une pincée d’éléments perturbateurs et le tour est joué ! Ajoutez, selon votre goût, menottes, fouet et tenues en vinyle.

Je caricature, mais j’exagère à peine et c’est bien dommage. Il y a, selon mon point de vue, bien des manières d’évoquer le désir qui peut naitre entre deux personnages de roman. Il n’est pas forcément utile d’utiliser les clichés du genre. Certes, on ne va pas cracher sur la poule aux œufs d’or, mais un peu d’inventivité saurait, j’en suis sûre, ravir le lecteur tout autant.

Pour en revenir au tome qui nous intéresse, j’ai trouvé l’intrigue de Possède-moi assez peu dynamique. En effet, rien ne semble évoluer, pas même dans la relation des personnages, jusqu’au ¾ du livre. C’est, à mon sens, brasser beaucoup d’air pour pas grand chose. Je suis peut-être un peu dure car au fond ce n’est pas non plus désagréable à lire, mais il n’y a rien d’innovant, ou même de stimulant.

De plus, j’ai parfois trouvé les personnages, et particulièrement Nikki, assez superficiels. Leur relation manque de maturité. En dehors de leur appétit sexuel démesuré, Damien et Nikki ont l’air de deux adolescents ultra possessifs. Cette notion de possession m’a d’ailleurs beaucoup dérangée. Ces constants « Tu es à moi » qui ponctue le roman m’ont fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. Cela m’a particulièrement agacée.

Pour conclure, je trouve assez dommage que l’auteure se serve de tant de clichés, car à certain moment, elle parvient à sortir des sentiers battus et à éveillé l’intérêt. Elle donne envie de lire la suite de son histoire, mais je garde en moi la crainte d’être déçue par le troisième et dernier tome comme j’ai été déçue par ce second. Affaire à suivre.

ON ADORE : La fluidité de la plume de l’auteure
ON REGRETTE :
Les clichés trop répétitif – le caractère des personnages – le manque de dynamisme de l’intrigue.


vendredi 5 avril 2013

Lili bouquine : Stark Trilogie, t.1 "Délivre-moi" de J. Kenner


Titre en VO : Release-Me
Editeurs : Michel Lafon
Site de l’auteur : http://juliekenner.com/
Ma note : 6/10
Quatrième de couverture :
Damien Stark est un riche homme d'affaires, d'une rare séduction. Tout ce qu'il veut, il l'obtient. Et ce qu'il veut par-dessus tout, c'est Nikki. Quand il lui fait une proposition qu'elle ne peut refuser - poser nue pour un tableau en échange d'un million de dollars -, la jeune femme est terriblement troublée. Elle ne comprend pas l'étrange attirance que cet homme exerce sur elle. Elle ignore aussi qu'il la soutient à son insu depuis des années et que cette offre n'est pas un hasard. Elle voudrait fuir, mais elle accepte... en espérant qu'elle ne perdra pas son âme dans ce marché. Car le simple frôlement de Damien la consume et ses yeux semblent cacher de sombres desseins.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Après vous avoir parlé de Cinquante nuances, me revoici avec un autre exemple du même genre : Délivre-moi de J. Kenner. Un cas de figure assez similaire où la passion des deux personnages principaux est mise au premier plan. Néanmoins, si le pitch de ce roman laisse présager un copié-collé, il n’en est rien.

Certes nous reprenons, avec Damien Stark, la figure du milliardaire habitué à ce que tout lui tombe tout cru dans les bras. Un homme qui refuse qu’on lui tienne tête et qui intrigue les lectrices de part le mystère qui plane sur son personnage. L’archétype même du mâle idéal qu’on retrouve dans les romances érotiques chics et qui fait le succès de bien des séries.

On voit également naitre une attirance assez malsaine, ainsi qu’une forme de domination, ce qui pourrait éventuellement rappeler le best-seller de E. L. James. Toutefois, J. Kenner parvint très bien à se différencier et à se faire une vraie place dans la romance érotique.

L’enjeu de cette histoire en est, d’ailleurs, en grande partie responsable. En effet, l’auteure pousse ses personnages à se dépasser. Notamment, celui de Nikki que J. Kenner confronte sans scrupule à sa conscience dérangée. L’auteure joue avec l’immoral et le socialement correct. Si les choix qu’insuffle l’auteure à ses personnages en dérange certain, pour d’autres, ils sont l’atout de ce livre. Ils en font toute l’originalité.

Il est question ici d’assouvissement sexuel et émotionnel contre de l’argent. Beaucoup d’argent. Ainsi, vous comprendrez que J. Kenner n’a pas froid aux yeux et ose tout. Ce procédé fait bien entendu penser à de la prostitution – c’est du moins mon point de vue –, néanmoins il n’est jamais rien évoqué de tel dans le livre. L’auteure parvint à tourner les choses différemment, et de ce fait on en oublie le canard qu’elle veut nous faire prendre pour un cygne.

Ses personnages sont aussi suffisamment bien construits et approfondis pour qu’on s’y attache, le temps d’une lecture tout du moins. Nikki, particulièrement, est une jeune femme forte, déterminée, ambitieuse, intelligente et qui, outre son attirance pour le sombre Stark, fait souvent preuve de bon sens. Elle traine également derrière elle un vécu qui la fragilise aux yeux des lecteurs et qui lui donne une dimension assez tendre et attachante. Damien, quant à lui, n’a rien de très original. Toutefois, J. Kenner, en ajoutant une ombre mystérieuse sur son passé est arrivée à attiser la curiosité de ses lecteurs à son sujet. Ce ne sont pas seulement deux personnages torturés, dont la rencontre va bousculer l’existence, ils sont d’ores et déjà au cœur d’une intrigue floue qui menace d’éclater à tout instant. C’est de cette manière qu’en complément de la romance l’auteure parvient à nous tenir en haleine.

J’ai noté une certaine vraisemblance dans ce récit, que je n’avais pas retrouvé chez E. L. James dans Cinquante nuances de Grey. Les personnages, au même titre que l’univers dans lequel ils évoluent sont cohérents et nous ancrent dans la réalité. J’ai apprécié de voir les choses se faire à leur rythme, sans bousculade. Rien n’est précipité, autant dans la mise en place de la relation des protagonistes que dans l’intrigue en elle même. L’auteure prend le temps de nous emmener là où elle le souhaite et ainsi on prend davantage parti pour l’histoire.

Dans l’ensemble, ce fut une meilleure découverte que Cinquante nuances, mais je dois déplorer le vocabulaire trop vulgaire qui m’a dérangé. L’auteure semble oublié l’utilisation des synonymes, notamment lorsqu’elle décrit – assez crûment d’ailleurs – des scènes érotiques et c’est pour moi un gros bémol.C'est dommage.

ON ADORE : Nikki, une héroïne forte, indépendante et pleine d’ambition.
ON REGRETTE : Les caprices parfois horripilants de Stark – la vulgarité trop présente dans le texte.


mercredi 3 avril 2013

Lili bouquine : La trilogie Cinquante nuances de E. L. James



Titre en VO :Fifty shades trilogy
Editeurs : JC Lattès.
Site de l’auteur : http://www.eljamesauthor.com/
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture :
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

MON AVIS SUR LE LIVRE

Celui qui n’a jamais entendu parler de E. L. James et de sa célébrissime trilogie de romance érotique à tendance BDSM vit probablement dans une grotte troglodyte aux fins fonds du Tibet, ou bien élève une meute de chiens de traîneau au cœur de la fraiche Alaska, bref, en clair, est totalement exclu de la nouvelle tendance livresque de ce début d’année. Les romans pour adultes sont le nouveau rouge de 2013, et il semblerait à présent que le diable s’habille en cuir moulant. Un fouet à la main droite, une lettre d’amour dans l’autre.

Cinquante nuances a fait l’objet d’un étonnant phénomène de mode dans le monde entier, et si beaucoup s’accordent sur le manque de style littéraire dont fait preuve l’auteure, dénoncent un vocabulaire limité et déplorent l’absence de relief du personnage féminin, ils sont aussi d’accord sur le caractère addictif des romans de E. L. James.

Il semblerait que le seul attrait pour Christian Grey, dont le seul nom fait frémir des milliers de lectrices, soit responsable du succès de la saga. Il est vrai que c’est un personnage énigmatique. Un mâle dans toute sa splendeur. Fort, autoritaire, professionnellement accompli, outrageusement riche, protecteur, amant hors-pair et divinement beau, il incarne le fantasme parfait. Il garde également en lui cette faiblesse qui attendrit les lectrices, et qui provoque un genre de syndrome de l’infirmière. L’envie de cajoler, de prendre soin de cet être qui, sous sa carapace d’acier, n’est qu’un personnage incertain, meurtris et profondément névrosé. Et c'est exactement le sentiment que développe l’héroïne de ces romans : Anastasia Steele.

Les avis sont partagés à son sujet. Certains la trouve trop naïve, trop plate et soumise, tandis que d’autres y voient un personnage inexpérimenté, certes, mais qui explore une sexualité particulière (le sado-masochisme, ici) et apprends à apprivoiser l’animal sauvage qu’est Christian Grey avec le peu de clefs qu’elle a dans les mains et son seul courage comme soutient.

Le manque d’expérience d’Anastasia dans le domaine bien défini du BDSM est une manière qu’à trouvée E. L. James pour que les lectrices s’identifient à elle. En effet, l’auteure joue énormément sur la curiosité de son public. Cela commence d’abord par les couvertures de ses romans, reprises dans toutes les éditions du monde ou presque, qui évoquent un univers mystérieux, sans toutefois trop en dévoiler. Elle exploite le sujet taboue – mais toutefois intriguant – du sexe « hard », elle sort des tiroirs les vieux fantasmes et attise ses lectrices en leur proposant, sans trop de prendre de risque, d’ouvrir une fenêtre sur le monde de cuir et de chaine d’acier qu’est le SM.

J’avoue m’être moi-même laissée prendre au jeu. Oui, comme beaucoup, j’ai lu Cinquante nuances de Grey « pour voir », et toujours « pour voir », j’ai enquillé presque d’affilé les trois tomes. Si je reconnais l’addiction qu’ont su m’insuffler les romans, j’ai bien trop de fois grincer des dents pour apprécier ma lecture néanmoins.

Tout d’abord, j’ai été déçue de ne pas retrouver autant de pratiques SM que ce que le livre laissait présumer. Il y en a, certes, mais plus on avance dans les tomes plus cela s’estompe. De plus, j’ai trouvé ce qui nous était exposé relativement light. J’aurais aimé que l’auteure aille jusqu’au bout des choses, qu’elle prenne un véritable parti et qu’elle creuse davantage son sujet.

Ensuite j’ai été réellement agacée par le personnage d’Anastasia, et celui de Christian, passé le tome 1 a commencé à me chauffer les oreilles également. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à deux enfants, l’un très capricieux, l’autre naïf et inconscient, qui évoluent dans un monde de grands. Les réflexions de Chrisitian et d'Ana sont parfois absurdes, démesurées et peu crédibles.

L’univers, lui-même, et l’assemblage des éléments de l’intrigue frisent souvent l’invraisemblance. Certes, Cinquante nuances illustre un fantasme, mais l’on s’attend tout de même à ce qu’il soit un minimum ancré dans le réel, or on ne retrouve presque rien de familier. Les réactions des personnages nous semblent parfois si peu logiques, qu’on ne peut envisager le fait qu’une personne réelle puisse agir de la sorte. Pour ma part, c’est ce qui a contribué à mon détachement des personnages et de l’histoire.

Je me suis également lassée, au cours des volumes, des situations et des conversations qui revenaient sans cesse. On a souvent l’impression de tourner en rond. Un manque cruel de renouvèlement, d’originalité et de surprise ralentisse ostensiblement le récit.

Outre les scènes érotiques qui foisonnent tout au long de notre lecture, je n’ai pas trouvé de réel intérêt pour ce livre. Toutefois, je vous rassure, E. L. James n’est pas parvenue à me vacciner de la romance érotique ;)


ON ADORE : Le jeu de l’auteure sur nos fantasmes – l’addiction que l’on développe à la lecture
ON REGRETTE : La carence en vocabulaire – le manque de renouvellement – l’immaturité des personnages – la non exploitation de l’univers BDSM.



Petit bonus, issu du site de l'auteure ;)


lundi 23 janvier 2012

Lili bouquine : Un goût d'interdit, d'Eden Bradley


Titre en VO : The lovers
Editeurs : Harlequin
Site du livre/de l’auteur : /
Ma note : 2/10
Quatrième de couverture : En décidant de rejoindre un groupe d'écrivains en résidence dans une magnifique propriété au bord de l'océan, Bettina a l'impression, pour la première fois de sa vie, d'oser franchir ses propres limites. Car même si elle a déjà échangé des messages avec les membres du groupe, ils demeurent, au fond, des inconnus - ce qui, précisément, l'excite et l'effraye tout à la fois.
Mais elle ne s'attendait pas à ce que l'expérience dépasse à ce point ses espérances, et bouleverse ses certitudes, en éveillant chez elle des désirs dont elle ignorait tout. Comme la violente attirance qu'elle éprouve pour la belle Audrey, qui la caresse ouvertement du regard. Ou comme le sentiment encore plus fort qui monte en elle quand elle voit Jack, le séducteur du groupe, embrasser Audrey sans aucune retenue : une intense jalousie, aussitôt étouffée sous l'envie, irrépressible, de se joindre à eux...

MON AVIS SUR LE LIVRE

J’avoue ne pas avoir grand chose à raconter à propos de ce roman, je l’ai lu très vite, davantage pour m’en débarrasser et dégrossir rapidement ma pal que pour en savourer la lecture. Je ne m’attendais pas à quelque chose de mirobolant, mais j’avais quelques espérances. Il s’est avéré que ce roman n’avait strictement rien d’exceptionnel. Aucune originalité, des personnages plats, des dialogues assez mous et parfois invraisemblables et – puisqu’il s’agit d’une romance, parlons-en – des scènes érotiques sans grand intérêt, trop redondantes et profondément ennuyeuses.

Si encore on pouvait retenir le style. Rien chez Eden Bradley ne semble être là pour embellir son histoire, les mots semblent jetés vulgairement sur une feuille de papier, sans avoir été travaillé plus que cela. Un rendu trop mécanique à mon gout, toute magie occulté. Ce que je trouve regrettable pour un roman d’amour.

Il ne nous reste plus qu’à se rabattre sur les personnages, peut-être nous reste-t-il un peu d’espoir ? Eh bien non. Du cliché, du cliché et encore du cliché ! Je vous le donne en mille : une fille timide complètement sédentaire, Beth, le stéréotype parfait de l’écrivain asociale et mal dans sa peau. On imagine sans mal son profil : une vie sentimentale désastreuse, et une vie sociale réduite à son écran d’ordinateur. De l’autre côté, nous avons son opposé le plus parfait, Jack, brun ténébreux qui fait tomber les femmes comme des mouches, charismatique au possible, mystérieux tout en demeurant très avenant. Le tombeur qui ravi de nombreux cœur, incapable de se poser dans une relation. Le mâle type autrement dit. L’éventail des personnages secondaires n’est guère plus original, je vous épargne donc les détails.
Au delà de leur banalité, les personnages nous paraissent irréels, d’abord parce qu’ils représentent des clichés, mais surtout parce que leur comportement de concordent absolument pas avec ce qu’ils sont censés être. Je m’explique, moi qui croyais avoir affaire à des adultes, disons proche de la trentaine, j’ai cru avoir sous les yeux une bande d’adolescents en rut qui découvre la vie et ses plaisirs. Une véritable colonie de vacances plutôt qu’un regroupement d’écrivains comme le décrivait la quatrième de couverture. J’ai été très déçue.

À cela je n’ai rien de plus à ajouter, peu d’éléments dans ce livre on su retenir mon attention. Je me suis profondément ennuyée durant cette lecture. Ca se lit aussi vite que ça s’oublie.

ON ADORE : Pas grand chose.
ON REGRETTE : manque d’originalité, de vraisemblance, des personnages et des dialogues trop plats.