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dimanche 21 juillet 2013

Lili bouquine : La promesse des highlands de Hannah Howell

Titre en VO : Highland vow
Editeurs : Milady Romance (Pemberley)
Site de l’auteur : http://hannahhowell.com/
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture :
Saura-t-elle gagner le coeur de son amour d’enfance ? Alors qu’elle n’est encore qu’une fillette, Elspeth Murray sauve la vie d’un chevalier, Cormac Armstrong. Sans le savoir, ce dernier ravit son coeur à jamais. Bien des années plus tard, c’est le même homme qui va la tirer des griffes d’un prétendant indésirable. La petite fille est devenue une jeune guérisseuse d’une beauté à couper le souffle. Hélas, Cormac est déjà promis à la cruelle et perfide Isabel Douglas. Elspeth va devoir se battre pour conquérir l’homme qu’elle aime et elle n’envisage pas une seule seconde de perdre.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Des hommes en kilt, des jeunes filles en fleur, une romance semée d’embuche mais tellement passionnelle qu’elle nous fait exploser le cœur dans la poitrine. Check ! Avec La promesse des highlands de Hannah Howell, nous sommes exactement dans les sentiers pré-établis de la romance historique et cela ravira les inconditionnels du genre mais n’ira malheureusement pas jusqu’à bousculer les conventions.

Hannah Howell, auteure à best-seller spécialisée dans la romance historique mettant en scène des highlanders et reconnue en Amérique depuis plus de vingt ans, maitrise parfaitement son sujet. Le roman est réglé comme du papier à musique, néanmoins il m’a manqué une petite touche d’originalité. Un manque de modernité peut-être également, le roman a en effet été publié en l’an 2000 au Etat-Unis.

Il n’y a certes aucune prise de risque, toutefois l’intrigue suit parfaitement bien son cours, bien que manquant parfois de vraisemblance. Le livre se lit sans effort. Parfait pour un moment de détente. Les dénouements des différentes péripéties – car elles sont nombreuses, il est difficile de reprocher au roman son manque de dynamisme – sont parfois peu crédibles, ou trop surprenants pour que la pilule passe avec un simple trait d’eau claire. Cela résulte peut-être du comportement, ou du caractère des personnages et notamment de Cormac Armstrong et Elspeth Murray.
Comme c’est le cas pour de nombreuses romances, l’accent est placé majoritairement sur les protagonistes et sur la relation qu’ils entretiennent. Ici, nous découvrons donc l’histoire de Elspeth, fille du seigneur Murray, lord écossais, amoureuse depuis l’enfance de Cormac Armstrong, de huit ans son ainé. Les deux jeunes gens se sont rencontrés alors que Cormac, âgé de dix-sept ans, blessé, tentait d’échapper au clan Douglas qui l’accusait d’un meurtre qu’il n’avait pas commis. Elspeth, petite fille, a découvert le garçon et l’a ramener chez ses parents pour lui apporter des soins. Ils se retrouvent dix ans plus tard quand Elspeth est enlevée par un autre lord écossais, Sire Colin MacRae qui a décidé de l’épouser de force. Cormac prend l'initiative de secourir celle qui fit de même pour lui quand ils étaient plus jeunes, et à partir de ce moment commence la romance.

Elspeth est de nature assez têtue, elle est amoureuse de Cormac depuis le jour où elle l’a secouru, et lorsqu’elle tombe sur lui dix ans plus tard, elle fait le serment de conquérir son cœur à tout prix. Elle n’a cure qu’il soit dédié à une autre, elle compte bien, au cours de l’histoire, jouer de ses charmes pour se l’accaparer au détriment de la promise de Cormac. Elle est capricieuse, mais également douée d’un grand cœur. Elle n’est pas égoïste comme on pourrait se l’imaginer, elle est au contraire très généreuse et attentionnée. Elle est décrite comme une femme de caractère, entourée d’une aura bienveillante. Elle est presque trop mure pour son âge, tout en gardant cependant une espièglerie enfantine. C’est la personnalité fard du roman.

Cormac, quant à lui, est un personnage qui ne m’a pas particulièrement charmée. Je lui ai trouvé trop peu de relief. L’auteure tâche de faire de lui un homme fort, honnête et respectueux de ses engagements, mais je l’ai trouvé, pour ma part, extrêmement crédule et malléable. Il est borné, certes, mais se laisse facilement tenter, notamment en ce qui concerne Elspeth. Il manque parfois de fermeté, et lorsqu’il en fait preuve à quelques rares moments dans l’intrigue, cela semble absurde au lecteur. Comme si ses réactions n’étaient pas en adéquation avec les évènements. Il est également assez long à la détente et garde en lui une obsession difficilement compréhensible. Je n’ai pas vraiment accroché au personnage masculin de ce duo romantique, ce qui, dans le cas d’une romance peut se révéler assez problématique.

Pour conclure, La promesse des highlands n’est pas un mauvais roman. Je suis persuadée qu’il ravira les fans d’écossais en kilt et de romance historique en général. Toutefois, il ne sort pas des sentiers battus et n’apporte aucune originalité. Mais je vous en laisse seuls juges ;)

ON ADORE : Le personnage d’Elspeth
ON REGRETTE :
Les rebondissements parfois incohérents, peu crédibles – La personnalité de Cormac.


samedi 6 avril 2013

Lili bouquine : Délicieuse Effrontée de Victoria Dahl


Titre en VO : To tempt a scotman
Editeurs : Milady Romance
Site de l’auteur : http://victoriadahl.com/
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture :
Alexandra Huntington attire toutes les convoitises. Lorsqu’un duel coûte la vie à un de ses prétendants, la belle fuit les mondanités. Mais Collin Blackburn, le frère de l’infortuné, a juré de le venger. Alors qu’il rend visite à Alexandra pour luisoutirer des informations sur celui qui l’a tué, elle tombe sous le charme du ténébreux Écossais. Malgré ses réticences, il est envoûté par cette jeune femme indépendante au caractère bien trempé. Collin peut-il vraiment succomber à la tentation et céder aux avances de celle que son frère a aimée jusqu’à son dernier souffle ?

MON AVIS SUR LE LIVRE

Victoria Dahl nous offre avec Délicieuse Effrontée une romance historique assez rythmée. En à peine 440 pages, l’auteure parvint à nous embarquer totalement dans son univers au cœur de l’Angleterre victorienne. Elle nous propose ici d’assister à la naissance de la relation entre les deux personnages radicalement opposés, mais incroyablement compatibles que sont Alexandra Huntington et Collin Blackbrun.

De réputation sulfureuse, Alexandra est une jeune femme issue de la haute société qui semble faire tourner bien des têtes, et notamment celle de John Tibbenham qui, environ un an avant le début de l’histoire, provoqua en duel un des prétendants de l’intrépide héritière et qui y trouva la mort.En dépit de cette ombre sur son passé, Alexandre mène une existence rêvée. Son frère, très concilient avec elle ne la force pas à prendre un mari. Elle profite de sa liberté et la revendique. C'est une femme forte et ambitieuse, qui travaille d'ailleurs pour l'entreprise de son frère, au même tire que l'aurait fait un homme. Elle n'a pas peur de bousculer l'opinion public et se fiche du regard des autres, sauf, bien sur, de celui du mystérieux écossais qui passera sa porte au début du livre.

Collin Blackburn, quant à lui, est un éleveur de chevaux écossais qui, malgré son origine modeste, est parvenu à amasser une certaine fortune. C’est un homme fier, travailleur et assez discret. Il est également le demi-frère du défunt John Tibbenham duquel il veut rétablir l’honneur et traîner en justice le meurtrier, jusqu’alors introuvable. C’est donc cette sombre histoire qui se chargera de rapprocher nos deux héros.

Collin, bien qu’immédiatement séduit par la jeune femme, devra mettre de côté ses a priori, revoir ses positions et accepter que la vie n’est pas toute blanche ou toute noire. Alexandra, quant à elle, apprendra à payer le prix de ses frivolités passées, et prendra aussi quelques leçons d’honnêteté.

Ces deux êtres diamétralement opposés et pourtant irrésistiblement attirés l’un par l’autre devront s’apprivoiser pendant une bonne partie du roman pour le plaisir de nos yeux. Chacun devront faire des concessions et payer des prix qu’ils n’avaient jusqu’alors jamais envisagés. Ils devront apprendre à réprimer leur mauvaises manies et bousculer leurs habitudes pour assainir leur relation qui, malgré leur amour indéniable et déchiffrable dès les premières pages, ne connaît pas que des bons jours.

Nous verrons d’ailleurs que les rumeurs et autres quiproquos sont la cause principale de leur soucis. Victoria Dahl leur a laissé une place très importante au cœur de ce roman. Nous constaterons que l’homme est facilement corruptible et qu’il écoute bien trop souvent ses propres préjugés avant de chercher la vérité. Les on-dit auront un impact considérable et presque dramatique sur le couple d’Alexandra et Collin, tout l’enjeu de l’histoire est de savoir s’ils parviendront à les vaincre.

J’ai beaucoup apprécié de voir ce côté de l’intrigue amoureuse nous être exposé. La liaison des deux personnages a beau être passionnelle, elle n’est pas toute rose pour autant. Victoria Dahl nous montre que l’amour à la possibilité d’être la plus belle chose du monde, mais qu’il peut aussi être la pire. Elle nous prouve que même un sentiment aussi pur – que surtout un sentiment aussi pur, devrais-je dire – peut être entaché par de la méchanceté simple et purement humaine. De l’amour peut parfois découler jalousie et méfiance, comme autant de passion. C’est ce qui m’a beaucoup touché dans Délicieuse Effrontée.

La romance prend beaucoup de place dans le livre, c’est vrai, cependant Victoria Dahl ne néglige pas la part d’action qu’elle a choisie d’implanter dans son histoire. Les personnages devront faire face à leur passé tôt ou tard et affronter des situations périlleuses desquels ils ne se dépêtre qu'avec justesse. On retient son souffle à plusieurs reprises, notamment dans la deuxième partie du roman qui devient purement et simplement addictive.

Délicieuse Effrontée, un livre qui se dévore autant qu’il se savoure. Un ouvrage qui nous offre douceur et acidité et que l’on referme avec le sourire jusqu’aux oreilles. À lire !

ON ADORE : Les personnages et leur relation – le développement de certains sujets comme l’ubiquité des quiproquos, les revers d’une liaison amoureuse et l’importance du passé dans les choix avenir de chacun.
ON REGRETTE : Que l’histoire s’arrête à un seul tome !


mercredi 3 avril 2013

Lili bouquine : La trilogie Cinquante nuances de E. L. James



Titre en VO :Fifty shades trilogy
Editeurs : JC Lattès.
Site de l’auteur : http://www.eljamesauthor.com/
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture :
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…

MON AVIS SUR LE LIVRE

Celui qui n’a jamais entendu parler de E. L. James et de sa célébrissime trilogie de romance érotique à tendance BDSM vit probablement dans une grotte troglodyte aux fins fonds du Tibet, ou bien élève une meute de chiens de traîneau au cœur de la fraiche Alaska, bref, en clair, est totalement exclu de la nouvelle tendance livresque de ce début d’année. Les romans pour adultes sont le nouveau rouge de 2013, et il semblerait à présent que le diable s’habille en cuir moulant. Un fouet à la main droite, une lettre d’amour dans l’autre.

Cinquante nuances a fait l’objet d’un étonnant phénomène de mode dans le monde entier, et si beaucoup s’accordent sur le manque de style littéraire dont fait preuve l’auteure, dénoncent un vocabulaire limité et déplorent l’absence de relief du personnage féminin, ils sont aussi d’accord sur le caractère addictif des romans de E. L. James.

Il semblerait que le seul attrait pour Christian Grey, dont le seul nom fait frémir des milliers de lectrices, soit responsable du succès de la saga. Il est vrai que c’est un personnage énigmatique. Un mâle dans toute sa splendeur. Fort, autoritaire, professionnellement accompli, outrageusement riche, protecteur, amant hors-pair et divinement beau, il incarne le fantasme parfait. Il garde également en lui cette faiblesse qui attendrit les lectrices, et qui provoque un genre de syndrome de l’infirmière. L’envie de cajoler, de prendre soin de cet être qui, sous sa carapace d’acier, n’est qu’un personnage incertain, meurtris et profondément névrosé. Et c'est exactement le sentiment que développe l’héroïne de ces romans : Anastasia Steele.

Les avis sont partagés à son sujet. Certains la trouve trop naïve, trop plate et soumise, tandis que d’autres y voient un personnage inexpérimenté, certes, mais qui explore une sexualité particulière (le sado-masochisme, ici) et apprends à apprivoiser l’animal sauvage qu’est Christian Grey avec le peu de clefs qu’elle a dans les mains et son seul courage comme soutient.

Le manque d’expérience d’Anastasia dans le domaine bien défini du BDSM est une manière qu’à trouvée E. L. James pour que les lectrices s’identifient à elle. En effet, l’auteure joue énormément sur la curiosité de son public. Cela commence d’abord par les couvertures de ses romans, reprises dans toutes les éditions du monde ou presque, qui évoquent un univers mystérieux, sans toutefois trop en dévoiler. Elle exploite le sujet taboue – mais toutefois intriguant – du sexe « hard », elle sort des tiroirs les vieux fantasmes et attise ses lectrices en leur proposant, sans trop de prendre de risque, d’ouvrir une fenêtre sur le monde de cuir et de chaine d’acier qu’est le SM.

J’avoue m’être moi-même laissée prendre au jeu. Oui, comme beaucoup, j’ai lu Cinquante nuances de Grey « pour voir », et toujours « pour voir », j’ai enquillé presque d’affilé les trois tomes. Si je reconnais l’addiction qu’ont su m’insuffler les romans, j’ai bien trop de fois grincer des dents pour apprécier ma lecture néanmoins.

Tout d’abord, j’ai été déçue de ne pas retrouver autant de pratiques SM que ce que le livre laissait présumer. Il y en a, certes, mais plus on avance dans les tomes plus cela s’estompe. De plus, j’ai trouvé ce qui nous était exposé relativement light. J’aurais aimé que l’auteure aille jusqu’au bout des choses, qu’elle prenne un véritable parti et qu’elle creuse davantage son sujet.

Ensuite j’ai été réellement agacée par le personnage d’Anastasia, et celui de Christian, passé le tome 1 a commencé à me chauffer les oreilles également. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à deux enfants, l’un très capricieux, l’autre naïf et inconscient, qui évoluent dans un monde de grands. Les réflexions de Chrisitian et d'Ana sont parfois absurdes, démesurées et peu crédibles.

L’univers, lui-même, et l’assemblage des éléments de l’intrigue frisent souvent l’invraisemblance. Certes, Cinquante nuances illustre un fantasme, mais l’on s’attend tout de même à ce qu’il soit un minimum ancré dans le réel, or on ne retrouve presque rien de familier. Les réactions des personnages nous semblent parfois si peu logiques, qu’on ne peut envisager le fait qu’une personne réelle puisse agir de la sorte. Pour ma part, c’est ce qui a contribué à mon détachement des personnages et de l’histoire.

Je me suis également lassée, au cours des volumes, des situations et des conversations qui revenaient sans cesse. On a souvent l’impression de tourner en rond. Un manque cruel de renouvèlement, d’originalité et de surprise ralentisse ostensiblement le récit.

Outre les scènes érotiques qui foisonnent tout au long de notre lecture, je n’ai pas trouvé de réel intérêt pour ce livre. Toutefois, je vous rassure, E. L. James n’est pas parvenue à me vacciner de la romance érotique ;)


ON ADORE : Le jeu de l’auteure sur nos fantasmes – l’addiction que l’on développe à la lecture
ON REGRETTE : La carence en vocabulaire – le manque de renouvellement – l’immaturité des personnages – la non exploitation de l’univers BDSM.



Petit bonus, issu du site de l'auteure ;)


dimanche 16 décembre 2012

Lili bouquine : Highlanders, t.1 "La malédiction de l'elfe noir" de Karen Marie Moning

Titre en VO : Beyond the highland mist
Editeurs :J'ai lu
Site de l’auteur : http://www.karenmoning.com/kmm/

Ma note : 5/10
Quatrième de couverture : Au XVIe siècle en Ecosse, Hawk est célèbre pour sa beauté et sa force guerrière. A la cour de Faërie, le roi et son fou, Adam Black, jaloux de Hawk qui a séduit la reine Aoibheal, tentent de trouver une femme d'une beauté parfaite qui ne se laissera pas séduire par Hawk. Adrienne de Simone est alors enlevée du XXe siècle et se retrouve en 1513.

MON AVIS SUR LE LIVRE

Qui me connaît bien sait mon attachement aux pays de légendes, comme l’Irlande ou l’Ecosse. Dotée d’un esprit rêveur, je ne peux que m’emballer lorsqu’on évoque les Highlands, les kilts, les doux airs de cornemuse, les plaines d’herbes hautes et vivaces, les shortbreads…(oui, non, là, je m’égard :p), aussi ne pus-je m’empêcher de tendre l’oreille lorsque la toile s’est mise à parler de la seconde série de Karen Marie Moning, très simplement nommé Les Highlanders, histoire de vous mettre correctement l’eau à la bouche. Très enthousiaste à propos de cette nouvelle saga, je me suis procurée les deux premiers tomes dans la même foulée, j’ai ensuite dévorée le premier La malédiction de l’Elfe noir presque en une seule bouchée, et si j’ai passé un agréable moment à la lecture, je n’en garde pas vraiment un souvenir impérissable. Ainsi, mon avis sur ce livre est plutôt mitigé.

Ce roman est pour moi uniquement destiné à la détente. Ce n’est pas un mal en soi, il est parfois très agréable de seulement se poser dans un fauteuil et d’ouvrir un livre où il n’est pas dérangeant pour la compréhension de l’histoire de laisser son esprit en pause, néanmoins, ce serait mentir que de vous dire que le roman m’a transcendée, ou voire même marquée.

L’écriture est fluide, cela se lit tout seul et le récit est plutôt attractif. L’univers développé est également assez sympathique et saupoudré d’un humour cocasse appréciable, ce sont là, cependant, les seuls points positifs que je peux énumérer pour La malédiction de l’Elfe noir.

J’ai trouvé l’ensemble un peu trop kitch et truffé de clichés.

Prenons en premier lieu la base du roman : la rencontre entre deux personnages de pays et d’époques totalement différentes. Nous avons d’un côté Hawk, grand seigneur écossais du XVIeme siècle, majestueux dans son kilt et fier sur son valeureux destrier, et Adrienne, jeune femme un peu perdue et écoeurée par la gente masculine, appartenant à la fin du XXeme, de l’autre. C’est plus qu’un choc des cultures, cela pourrait presque provoquer un nouveau Big Bang, seulement voilà, si l’idée est assez bonne, elle est plutôt peu exploitée.

Les personnages, et en particulier leur relation, constituent, pour moi, un cliché à eux seuls. Hawk, fier, exigeant, autoritaire, peu habitué à ce qu’on lui dise non. Adrienne, détruite, possédant une aversion claire pour les hommes, naïve – trop pour que cela soit crédible en passant – et trop mollassonne à mon goût. Le tableau ne me paraît pas très original, et vous ? D’autant que la malédiction de l’Elfe noir consistait à choisir une femme qui aurait suffisamment de force de caractère pour résister à Hawk et qu’à mon sens, Adrienne n’était pas la candidate idéale pour le poste. Certes, son dégoût des hommes a donné du fil à retordre à notre beau lord écossais, mais elle n’a fait que résister à l’attraction sexuel qu’il excerçait sur elle, j’aurais aimé voir une femme plus forte, plus rebelle et qui n’aurait pas la langue dans sa poche, plutôt qu’Adrienne, trop fade à mon sens.

Vous l’aurez compris, je n’ai ressentis aucune attache pour le personnage d’Adrienne, ce qui me laisse si perplexe. Son passé, selon lequel elle aurait été abusée par un homme riche, prise et jetée comme un vulgaire mouchoir, un homme qui ne voyait aucun intérêt en elle, pas même sexuel, mais qui lui aurait tout de même fait du mal – Comment ? On ne sait pas. – me paraît décousu, et, encore une fois, bien peu crédible. Tout comme sa manière d’agir avec Hawk et son intégration au XVIeme siècle

En d’autres termes, je n’ai été séduite que par l’univers de ce roman, ce pourquoi je me risquerais à lire le tome 2 avant de prendre la décision de continuer, ou bien au contraire d’arrêter la série.


ON ADORE : L’univers.
ON REGRETTE :Des personnages trop lisses et peu crédibles – des clichés – le manque de surprise dans le dénouement.


dimanche 15 juillet 2012

Lili bouquine : Coeur Rebelle de Victoria Dahl

Titre en VO :A little bit wild
Editeurs :Milady Romance
Site de l’auteur :
http://www.victoriadahl.com/

Ma note : 5/10
Quatrième de couverture : Une histoire d’amour sensuelle et passionnée.
Marissa doit se fiancer pour éviter le déshonneur. Jude Bertrand, un homme mystérieux à la réputation sulfureuse, se propose de l’épouser. Il n’est pas du goût de la jeune fille qui le trouve laid ; et surtout, impossible de le mener par le bout du nez : c’est un fauve rusé, une force de la nature. Jude, quant à lui, a très bien cerné Marissa et il est peut-être le seul à l’aimer vraiment pour ce qu’elle est : un coeur rebelle, comme le sien. La jeune femme finira-t-elle par accepter ce mariage ?

MON AVIS SUR LE LIVRE


Cœur Rebelle de Victoria Dahl est le premier roman de Milady Romance que je lis, et je dois dire que cette lecture m’a plutôt convaincue pour poursuivre dans cette voix, notamment en ce qui concerne leur sous collection « Pemberley », qui, comme vous devez le savoir, regroupe un choix intéressant de romances historiques. J’ai en effet passé un agréable moment avec ce livre, une histoire fluide qui se dévore sans faim, néanmoins il est loin de figurer dans mon top ten.

Un contexte historique malheureusement trop peu exploité. Le roman aurait pu se situé à n'importe qu'elle époque (antérieur à la notre cela dit), cela n'aurait pas changé grand chose.

Les personnages sont sympathiques mais ne débordent vraiment pas d’originalité. J’ai retrouvé un peu trop de clichés dans cette histoire. Notamment en ce qui concerne la liaison principale, soit celle entre Marissa et Jude.

D’un côté nous avons une jeune fille un brin futile et superficielle, un peu dans le genre de Lydia (Orgueil et Préjugés de Jane Austen), en moins sotte peut-être, et qui possède, comme le titre l’indique, un cœur rebelle. Au grand damne de ses frères d’ailleurs, qui, dans cette histoire, suent eau et sang pour préserver l’intégrité de leur jeune sœur, et ainsi laver sa réputation. De l’autre, nous avons Jude Bertrand, l’homme qui, en temps normal, n’aurait jamais attiré le regard de notre jeune frivole. C’est un personnage massif, aux trait peu élégants et qui de prime abord peu paraître un peu rustre. Il a beau être le fils illégitime mais toutefois reconnu d’un marquis, tout le monde sait qu’il est également le fils d’une courtisane. Et cette ombre sur son personnage, Marissa a beaucoup de mal à l'accepter. Il impose le respect néanmoins, de par sa carrure et ses actes de bravoure. Il est également plutôt intelligent, et parvint à se faire une idée très clair – et souvent très juste – des gens en un seul regard. C’est cet homme là qui va défaire tout les principes de notre chère Marissa, et lui apprendre, en somme, ce qu’est la vie.

Vous conviendrez que les personnages, et principalement leur relation – deux être que tout oppose qui vont apprendre petit à petit à s’apprivoiser l’un, l’autre –, manque cruellement d’inventivité, ni même de réelle spontanéité. En effet, je n’ai jamais été vraiment surprise par ce roman. Ni par les actes des personnages, ni réellement par l’intrigue elle-même. C’est une lecture qui suit son cours, sans trop de complications. Mais si il n’y a rien de vraiment transcendant ici, cela reste tout de même relativement agréable. Une bonne lecture de détente, mais rien de plus.

ON ADORE : Le personnage de Jude.
ON REGRETTE : Le manque d’originalité


samedi 12 mai 2012

Lili bouquine : Un Jour de David Nicholls

Titre en VO : One day
Editeurs : 10/18, initialement chez Belfond
Site de l’auteur :
http://www.davidnichollswriter.com/home
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture : 15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier.

MON AVIS SUR LE LIVRE


Un jour…j’ai entendu parler de ce livre sur le blog de Chez Jess Livraddict. Un jour…je me suis arrêtée en librairie pour y lire sa quatrième de couverture. Un jour…j’ai craqué, et il a rejoint ma PAL. Un jour…il a commencé à me faire sacrément de l’œil, là poser dans ma bibliothèque. Un jour…je me suis enfin décidée à le lire. Un jour…je n’ai plus été capable de lâcher ses pages des yeux. Un jour…il m’a fait rire, pleurer, rêver, fantasmer. Un jour…j’ai refermé ce livre avec cette drôle d’impression que me hantait. Sans pouvoir les expliquer, Un Jour de David Nicholl a fait naitre des sentiments contradictoires en moi. Heureux, mais tristes à la fois. C’est un livre merveilleux, bourré d’humour, un livre pour lequel on verse des larmes de joies autant que de tristesse, un récit de vie à part entière avec les bonnes situations, comme les mauvaises. Un roman qui fait réfléchir, grandir aussi peut-être.

Un Jour C’est l’histoire de deux personnages : Dexter et Emma, qui se rencontre à 22 ans, le 17 Juillet 1988, alors qu’ils viennent d’obtenir leur diplôme. Ils passent la nuit à refaire le monde, à échanger leurs idéaux et à imaginer leur avenir mutuel. C’est à ce moment là que le lien se tisse entre eux et qui, d’année en année, se solidifie. Malgré les aléas qui menacent de le déchirer à plusieurs reprises, ce lien perdure, et sera toujours là entre eux, comme une évidence. Le nez au milieu de la figure qu’ils tarderont à remarquer l’un, l’autre, mais dont ils ne pourront plus se détacher, une fois que leur attention se sera concentrer dessus. Durant 20 ans, ils se sont rapprochés, éloignés, déchirés, aimés…Ce sont des âmes sœurs. À eux maintenant, de s’en rendre compte.

Ces personnages, que l’on suit intimement tout du long, sont la grande force du roman. Antihéros au possible, ils parviennent tout de même à percer notre cœur et à s’y faire une petite place. On s’attache à eux, indéniablement, prenant en compte leurs qualités comme leurs défauts. David Nicholls, tout en utilisant un récit à la 3eme personne, est parvenu à créer un lien entre ses personnages et le lecteur, et c’est sur ce point là que je lui tire mon chapeau. Chaque évènement de leur vie respective nous touche, car, bien que n’étant que simple témoin, on vit tout cela au plus proche de la scène. On est absorbés dans le roman, presque littéralement, et tout ce qui arrive à nos deux héros nous affecte obligatoirement. De plus, ces personnages, comme je l’ai dit plus haut, sont loin d’être parfaits, tout comme nous au fond. Aucun être humain n’est parfait, il est au contraire truffé de défaut, ainsi, on se reconnaît facilement dans l’un des deux protagonistes, voire même dans les deux.
Dexter, fils à papa, arrogant en toutes circonstances, débordant de confiance en lui, nombriliste, extravagant, se vautrant jusqu’au cou dans la démesure et la débauche, peut nous paraître comme le plus détestable des deux si l’on ne regarde que la carapace qu’il se forme. Pour ma part, c’est celui qui m’a le plus touchée, car on voit bien qu’il n’est pas si confiant qu’il ne le laisse voir. Il mise tout sur l’apparence pour masquer une certaine souffrance, et c’est en cela que j’ai beaucoup aimé son personnage. D’autant que son amitié avec Emma le bonifie, à son contacte, il devient honnête, vrai et j’aime ce Dexter là. Même s’il peut se montrer exécrable, et le mot est faible, par certains moments.
Emma, quant à elle, est quelqu’un de beaucoup plus réservé que Dexter. Elle garde bien enfoui en elle tout ce qu’elle pense, tout ce qu’elle désire et s’enferme elle-même et se laisse ainsi entrainer dans un cercle vicieux. Elle a des rêves plein la tête, elle souhaite notamment devenir écrivain et changer le monde par le biais de la littérature, c’est une personne très créative ou du moins qui pourrait l’être si elle osait se lancer. Emma m’apparaît comme une fleur qui mettrait énormément de temps à éclore, mais qui, une fois tous ses pétales déployés, est simplement somptueuse.
Ils ont des caractères littéralement opposés mais ils se complètent magnifiquement. Ils incarnent deux personnages nés pour se trouver, ils sont comme les deux faces d’une même pièce et ne sont heureux que lorsqu’ils sont ensembles. Un Jour est une formidable histoire, profondément humaine, un formidable témoignage d’amitié, une déclaration d’amour. Presque un poème, une ode à la vie.

J’ai beaucoup aimé également la manière dont David Nicholls a choisi de nous exposer son histoire : il a déterminé un jour, le 15 Juillet, et nous a raconté l’histoire de ses personnages en se référant à ce 15 Juillet de chaque année. Tous les ans, à cette date, le lecteur retrouve Dex et Em, Em et Dex (référence à une appellation récurrente dans le livre ;)) et observe ce qu’il est advenu d’eux. Ce procédé nécessite forcément des ellipses, et certains éléments importants sont parfois passés sous silence, néanmoins cela ne gène en rien la compréhension du récit, et d’autre part, cela lui donne bien plus de vraisemblance. En effet, tous les évènements importants de leur vie ne peuvent pas tous avoir lieu un 15 Juillet, ce serait insensé ! Autrement dit, David Nicholls a su bien mener sa barque, et possède un talent indéniable pour les histoires d’amour. On en redemande !

ON ADORE : Les 15 Juillet ! Dex et Em, leur relation.
ON REGRETTE : Quelque chose que je ne peux malheureusement pas vous dévoiler sans gâcher votre lecture…