vendredi 29 juin 2012

Lili fait son cinéma !

Hello tous le monde ! Cette semaine, j'ai profité de la fête du cinéma avec une amie, c'est la première fois que je pense à y faire un tour (si, si, je vous assure) et ma foi, je ne suis franchement pas déçue. Pour une première place achetée, toutes les suivantes à 2,50 € et ce, pendant une semaine ! En gros, j'ai pu visionner 4 films (dont une sortie de ce mercredi) pour la modique somme de 13,4 €, soit 3,35 € la séance. Une affaire quand on connait le prix des places de nos jours. Un autre élément qui a rendu mes deux petits jours "spécial toile" très agréable = les films étaient en 2D pour la plupart (j'imagine que c'était plus rentable pour eux) Aaaaah ! Dieu que c'est grisant de retrouver nos cinéma d'antan, et regarder son film sans avoir à porter ses affreuses lunettes qui nous gène et qui nous font mal aux yeux ! Ce n'est pas parce qu'elles ont la forme de Wayfarer qu'on va trouver ça "trop coooool" les lunettes 3D, non, c'est juste chiant et ne pas avoir à les arborer pendant une séance (4, pour ma part ! Yeaaah !) c'est vraiment très plaisant. Bon sur ce, je ne suis pas là pour vous parler de lunette, mais bien pour vous donner mes impressions sur les film que j'ai vu. Dans l'ordre : Blanche neige et le chasseur, Arrête de pleurer Pénélope, Un bonheur n'arrive jamais seul et Dark Shadows. C'est parti !

BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR
Réalisé par Rupert Sanders, avec Kristen Stewart (Blanche Neige),Chris Hemsworth (Le chasseur) et Charlize Theron (La reine)

J'avoue avoir eu l'envie de découvrir ce film grâce à la blogosphère qui trépignait d'impatience quant à la sortie de ce film. J'avais également l'espoir que Kristen parvienne à me surprendre. Car oui, j'en ai marre de son jeu trop plat (c'est n'est pas parce qu'on en fait des tonnes, qu'on joue juste, il faudrait penser à le lui dire) et peu innovant. L'amie qui m'a accompagnée et moi sommes tombées d'accord sur ce point, nous avions presque l'impression d'être allées voir un Twilight tant le jeu de Miss "je ne fais pas la différence entre un orgasme et une douleur fulgurante" nous a rappelé celui qu'elle emploie pour incarner Bella (Twiligt). Non, définitivement, Kristen et moi, ça ne le fait pas !
Mais allons bon, si elle jouait le personnage de Blanche Neige, et donc l'un des protagonistes. Il nous restait tout de même le chasseur, incarné par Chris Hemsworth (Thor), qui ma foi fait très bien son travail. Si ce n'est, peut-être, qu'on pourrait se lasser de l'air bougon qu'il arbore durant les 3/4 du film.
Charlize (Hancock, Prometheus) quant à elle, revêt à merveille son costume de reine. Elle est crédible du début à la fin, et la voir sombrer peu à peu dans la folie fait se dresser les poils de notre nuque. Un pari réussi !
Passons à l'intrigue maintenant. Je dois bien avouer qu'elle se tient, bien que demeurant un peu simpliste. On prend du Blanche Neige, on assaisonne avec un peu de bonne baston, plein d'effets spéciaux et le tour est joué ! Je simplifie atrocement, quoique...En clair, je n'ai rien trouver de bien innovant là dedans, c'est du déjà vu. Du Narnia avec moins d'inventivité. Certes, j'ai bien aimé le domaine des fées (et les fées en elle-même d'ailleurs) mais là aussi, rien de bien original.
En parlant de visuel, là aussi, je trouve à redire. J'ai trouver par moment les images trop lumineuses, saturées. Les couleurs n'étaient pas très belles, et les décors, hors le domaine des fées et la forêt des ombres (il me semble qu'elle porte ce nom là dans le film, je ne suis plus sûre), rien de bien transcendant. Les costumes en revanche, ainsi que le maquillage des acteurs, apportent un vrai plus à l'univers.
J'ai également été dérangée par certains dialogues, que j'ai trouvé niais. J'ai souris à de nombreuses reprises alors que l'instant du film ne se voulait pas vraiment drôle. Il m'a fallut redoubler d'effort lorsque Blanche Neige prend son destin en main et tâche de motiver ses troupes par un discours larmoyant. Eh bien, une chose est certain, la demoiselle à la peau blanche comme la neige, les lèvres rouge comme le sang mais n'est certainement pas douée d'éloquence. (et encore une fois, on rappellera à Kristen qu'il n'est pas nécessaire de gueuler comme une truie qu'on égorge pour se faire entendre de tous).
Pour finir, je dirais qu'une impression d'inachevé subsiste encore à la fin du film. Je ne saurais vous dire exactement ce qui ma manqué, mais ça m'a manqué en tout cas. On parle déjà d'une éventuelle suite sur la toile, pourquoi pas.. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de me demander quel axe, Rupert Sanders choisirait de prendre s'il comptait faire un second opus...


ARRÊTE DE PLEURER PENELOPE
Réalisé par Corinne Puget et Juliette Arnaud, avec Corinne Puget (Léonnie),Juliette Arnaud (Chloé) et Christine Anglio (Pénélope)

En tant que fan de Arrête de pleurer Pénélope 1 & 2, la pièce de théâtre, je ne pouvais décemment pas rater la sortie de Arrête de pleurer Pénélope, le film. J'ai adorer retrouver Corinne, Juliette et Christine dans cette comédie édulcorée digne des origines. Quiconque aura aimé les pièces, aimera le film. À coup sur ! Pour ma part, j'ai adoré voir l'univers de nos trois compères s'étoffer sous mes yeux. Rencontrer le fameux Grec (compagnon de Chloé), Jérôme (mari de Leonnie) ou encore voir le centre des Coquelicots (centre pour handicapés où travaille Pénélope depuis des années) et bien sûr, j'ai aimé retrouver les trois amies dans une nouvelle histoire.
On retrouve ici la marque de fabrique de Arrête de pleurer Pénélope qu'on aime tant. Une situation qui parait, de prime abord, tout à fait simple et gérable mais qui tourne très vite au chaos le plus total duquel tente vainement de se sortir nos héroïnes. On assiste, comme d'habitude, à une ribambelle de péripéties toutes plus rocambolesques les unes que les autres et on en redemande ! Léonnie, Chloé et Pénélope, bien qu'avec cinq ans de plus dans l'aile, n'ont pas pris une ride. Et c'est vraiment un plaisir ! Léonnie toujours aussi bourgeoise, Pénélope toujours aussi crédule et éternel petite fille en rose, quant à Chloé, elle, n'a pas perdu son cynisme (quoi qu'un peu trop distillé peut-être) et son je-m'en-foutisme légendaire. De l'humour, encore et encore. On ne cesse de rire. De l'émotion aussi, comme toujours. On aime voir ses amies d'enfance de disputer, puis se rabibocher always and forever ! Je ne trouve aucun reproche à faire à ce film tant j'ai passé un bon moment.


UN BONHEUR N'ARRIVE JAMAIS SEUL
Réalisé par James Huth, avec Gad Elmaleh (Sacha Keller),Sophie Marceau (Charlotte Posche) et François Berléand (Alain Posche)

Un autre film français mit à l'honneur, et pas des moindre. On peut dire que Un bonheur n'arrive jamais seul, dont on commence à entendre beaucoup parler sur nos petits écrans, tient ses promesses. Une histoire qui vous attrape le coeur et ne le lâche plus pendant près de 1h50. Des rires, aux larmes et aux crises de rage, rien n'est laissé à l'écart. James Huth nous emmène là où nous aimons être, et si parfois le film peut nous paraitre un peu trop fleur bleue, cela fait du bien d'être plongé dans cet univers tendre et débordant d'amour. On se laisse bercer sur un petit nuage rose et on adore ça !
Ajoutons à cela deux chouchous du cinéma français, j'ai nommé le charismatique Gad Elmaleh et la sublime Sophie Marceau. Leur rôle leur vont comme une deuxième peau, et l'alchimie se créer immédiatement entre eux. Tout sonne très vrai et chacun d'eux parvint à nous séduire à leur manière. Rien à dire, c'est sans nul doute mon coup de coeur de la semaine ! Ruez-vous au cinéma et passez un aussi bon moment que moi avec Un bonheur n'arrive jamais seul


DARK SHADOWS
Réalisé par Tim Burton, avec Johnny Depp (Barnabas Collins), Michelle Pfeiffer (Elizabeth Collins) et Eva Green (Angélique Bouchard)

Je ne suis pas une fan extrême de Tim Burton, mais j'apprécie néanmoins ce qu'il produit, aussi fus-je piquée de curiosité lorsque j'ai appris qu'il comptait tourner un film sur les vampires. Vous me connaissez assez, je crois, pour savoir que c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup. Eh bien, figurez-vous que Dark Shadows est loin d'être le meilleur film que j'ai vu, même s'il n'est pas le pire. Ce n'est certainement pas le meilleur de Burton non plus. Rien de bien original par rapport à ses précédentes productions hélas. Des personnages atypiques, Johnny Depp, Helena Bohnam Crater, un univers noir mais avec la touche de tendresse qu'on lui connait bien, un décor très travaillé et plutôt singulier. Bref, on connait la recette. Certes, cela fonctionne, et au final on passe un bon moment, mais on ne peut pas dire que Burton ait pris beaucoup de risques. Il y a de l'humour, de l'amour, de l'action, en sommes un bon film, mais rien de transcendant. La présence récurrente de ses acteurs fétiches, comme Johnny Depp et Helena Bohnam Carter notamment, me lasse un tantinet. Certes, ils sont très bons, et ont fait leurs preuves mais cela me donne la désagréable impression que le club Burton est assez restreint. S'il nous nous fait découvrir de nouvelles figures, elles sont rarement en tête d'affiche et je trouve cela dommage. J'ai trop l'impression que ce cher Tim se repose sur ses lauriers, alors que Monsieur nous a prouvé par le passé qu'il possède un grand talent. Je vote un film burtonien avec une histoire innovante et une panel d'acteurs inconnus, pour une fois, cela ferait du bien et nous donnerait moins la sensation que le réalisateur est tombé dans la roue infernal du business et du fric facile...

lundi 25 juin 2012

Lili bouquine : Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de pierre Thiry

Titre en VO : Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines.
Editeurs : BOD (books on demands)
Site de l’auteur :
http://charles-hockolmess.e-monsite.com/pages/pierre-thiry.html
Ma note : 7/10
Quatrième de couverture : A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d'aujourd'hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous. C'était la campagne, il n'y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout...
— Ce n'est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore... Isidore, il y avait enfin...

MON AVIS SUR LE LIVRE

Moi qui n’aies pas totalement quitté l’enfance, c’est avec grand plaisir que je me suis plongée dans Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, un conte jeunesse écrit par Pierre Thiry. C’est une petite histoire assez sympathique qui se lit d’une seule traite et que l’on peut, sans hésiter, mettre entre les mains d’un enfant (je le conseillerais pour les 8-10 ans en ce qui me concerne). Un livre également chargé d’humour, avec pas mal de second degrés – qui d’ailleurs est peut-être plus accessible pour les adultes que pour les enfants –, j’ai ri à plusieurs reprises ! Isidore Tiperanole lui-même apporte une nouvelle touche d’humour à ce récit, en dehors de son nom à rallonge. C’est en effet un personnage haut en couleur, très singulier et que je ne suis pas prête d’oublier ! Je ne peux malheureusement pas vous en apprendre plus à son sujet, de peur de vous spoiler, mais sachez néanmoins qu’il vaut le détour !

Il m'est possible toutefois de vous en dire un peu plus sur ces trois lapins et leur village de Montceau-les-Mines. Isidore n’est, en effet, pas le seul à sortir de l’ordinaire, puisque l’univers tout entier dans lequel Pierre Thiry fait évoluer ses personnages est assez original. Outre le fait que les animaux parlent et vivent en communauté (vous conviendrez que sur ce point, pas mal de livres pour enfant se rejoignent), l’auteur parvint à créer un monde qui lui est propre. Notamment grâce à la légende sur laquelle il fonde le village, et principalement le nom de Montceau-les-Mines. Une anecdote qui, en plus d’être très drôle, sort des sentiers battus. Nous avons également nos trois lapins, trois frères : Arthur, Théobald et Justin. Ils exercent respectivement, dans leur petit monde de lapins et d’hermine, le métier de policier, vendeur de glace et poète. Ils possèdent chacun un caractère bien distinct mais ont néanmoins un point commun : celui d’être éperdument amoureux d’Ermelinde, la princesse hermine. Nous guetterons ainsi les multiples tentatives que feront ces courageux petits rongeurs, ainsi que les obstacles qui s’opposeront à eux, pour conquérir le cœur de cette belle princesse.

Le dernier atout de ce livre est sans doute sa brièveté. En effet, le conte se compose de 66 pages et se trouve donc très accessible aux enfants. Je pense d’ailleurs que ceux-ci sauront apprécier cette histoire assez rocambolesque autant que moi !

ON ADORE : L’humour de Pierre Thiry, l’originalité de cette histoire et de son contexte.
ON REGRETTE : La qualité des illustrations (brouillonnes, peu soignées)


mercredi 20 juin 2012

Lili bouquine : Un pied dans la tombe de Jeaniene Frost

Titre en VO : One foot in the Grave
Editeurs : Milady
Site de l’auteur :
http://jeanienefrost.com/
Ma note : 8/10
Quatrième de couverture : La demi-vampire Cat Crawfield est devenue agent spécial, engagée par le gouvernement pour débarrasser le monde de la racaille morte-vivante. Elle n’a rien oublié de tout ce que Bones, son ex, lui a appris. Pourtant, lorsqu’elle se retrouve avec des tueurs aux trousses, elle est contrainte de faire de nouveau appel à lui. Les retrouvailles sont tumultueuses, et malgré tous ses efforts pour que leur relation demeure strictement professionnelle, Cat va découvrir que le désir ne meurt jamais… et que le ténébreux vampire compte bien souffler sur les braises encore chaudes.

MON AVIS SUR LE LIVRE

C’est à partir de ce tome-ci que j’ai décrété (oui oui, décrété carrément), comme beaucoup d’autre avant moi, que la saga de Chasseuse de la nuit était indéniablement un pilier de la bit-lit. Je pense sincèrement qu’elle peut réconcilier, au même titre que la série Anita Blake de Laurell K. Hamilton, certaines personnes avec le genre, ou en convaincre beaucoup d’autres. Elle possède tous les atouts nécessaires. Une héroïne dynamique avec une certaine force de caractère, des vampires, des méchants comme des gentils, un beau gosse dégoulinant de testostérone et de l’action. Car s’il y a bien un élément qui peut représenter la série, c’est bien l’action. Personne ne pourra le nier, et certainement pas moi !

Ce deuxième volume sonne pour moi comme le véritable commencement de cette saga, comme si le premier n’était qu’une mise en bouche. Le début de Un pied dans la tombe se situe quatre ans après la fin de Au bord de la tombe, et beaucoup de choses ont changé, comme la situation et le caractère de Cat par exemple. Notre héroïne a en effet beaucoup murie, ce qui n’est pas un mal car si dans le premier elle vivait encore avec sa mère et qu’elle avait un peu de mal à réfléchir par elle-même, là ce n’est plus le cas du tout. Elle est devenue une femme responsable, autonome, déterminée, et assez sure d’elle. Autrement dit, elle a perdu le côté un peu nunuche qui m’avait déplu dans le premier opus. C’est une femme d’action qui parvint à imposer son respect, tout en évoluant dans un milieu d’hommes.

Cat est à la tête d’une petite unité de quatre hommes (Dave, Tate, Juan et Cooper) qui est chargée d’évincer les vampires, et autres créatures, qui pourraient nuire aux humains. Cat a été recruter par un certain Don, quatre ans auparavant, avec pour condition d’abandonner toute sa vie passée, dont son vampire bien aimé : Bones. Don force un peu la main de notre héroïne et elle accepte finalement, bien qu’un peu à contre cœur. Durant ces années, Cat met à profit ses capacités d’hybride ainsi que l’enseignement rigoureux qu’elle a reçu de Bones. Elle forme ainsi son équipe et ses chasses aux vampires mènent bons trains jusqu’au jour où sa tête est mise à prix par un mystérieux vampire.

Une intrigue des plus mouvementées s’offre à nous, elle nous tient en haleine jusqu’au bout et les rebondissements ne cessent pas de nous estomaquer. Notre esprit gamberge follement. Qui en veut à Cat à ce point ? Que compte-t-elle faire alors que des vampires, avides de la belle récompense qu’on offre pour sa tête, arrivent de toutes parts pour essayer de la tuer ? Va-t-on revoir Bones ? Comment leur relation va-t-elle évoluer ?

Ce tome-ci est également riche en personnages. On en retrouve quelques-uns, on en rencontre d’autres. L’univers de la Chasseuse de la nuit s’étoffe pour notre plus grand plaisir ! On revoit notamment Spade, vampire et ami de Bones, Don évidemment, que l’on avait découvert à la fin du 1er opus. On fait ensuite la connaissance de Ian, dont on avait entendu parler dans le tome précédent, Mencheres, Dave, Tate, Juan, et Cooper. Des secrets sont révélés, notamment sur le passé de Cat, ainsi que sur celui de Bones avec l’apparition du personnage d’Annette. De grands événements, et quelques revirements de situation ponctuent le récit et annoncent un tome 3 des plus palpitants.

L’action va a cent à l’heure, et c’est cela qu’on aime dans la saga Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost, ça se lit avec une fluidité surprenante tant on est happé par l’intrigue. Je vous recommence chaudement cette série.
ON ADORE :
L’évolution du personnage de Cat, l’action, le rythme du récit et LE CHAPITRE 32 !!! ON REGRETTE : pas grand chose.


jeudi 14 juin 2012

Une floraison livresque pour le mois de mai ?


Me revoici donc avec cet article sur mon bilan du mois de mai, un peu en retard, je vous l'accord, j'ai finalement réglé mon problème d'ordinateur et peux enfin poster un billet. Comment d'habitude, vous avez les deux vidéos à l'appui. En haut mon bilan de lecture, en bas mon In my mail box, soit les livres qui ont rejoins ma pal durant le mois de mai. Un mois assez concluant en terme de lecture, puisque j'ai lu huit livres, ce qui est plutôt bien. Surtout lorsqu'on compare ce score avec ceux des mois précédents. Espérons qu'il en sera de même pour les mois à venir. Ce mois-ci a été marqué par une série de bit-lit en particulier, dans laquelle j'ai eu plaisir à replonger. Il s'agit de Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost, dont j'ai lu le tome 2, 3 et 4 dans le courant de ce mois de mai. Plusieurs autres découvertes également, je vous laisse donc visionné les vidéos si vous souhaitez en savoir davantage.

lundi 21 mai 2012

Lili bouquine : La salle de bain du Titanic de Véronique Ovaldé

Titre en VO : La salle de bains du Titanic
Editeurs : J’ai lu
Site de l’auteur :
/
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture : Vienna aimerait vraiment redevenir toute petite fille.
Juste avant l’été de ses six ans. L’été où elle s’est perdue dans les dunes. Et où un homme l’a finalement ramenée à ses parents.
Elle voudrait revenir avant. Avant où les choses se sont gâtées. Et où le monde à changé sa révolution…

MON AVIS SUR LE LIVRE


Tout d’abord, j’aimerais remercier Livraddict, ainsi que les éditions J’ai lu pour m’avoir permis de découvre ce livre.

Véronique Ovaldé, que je ne connais que de réputation, nous propose ici trois nouvelles, trois histoires qui sont en faite des bribes de la vie tourmentée de son personnage : Vienna. J’avoue, comme beaucoup, avoir été intriguée par la quatrième de couverture. Vienna aimerait redevenir petite fille, revenir à l’été de ses six ans, ou du moins avant. Le fameux été qui a bousculé sa vie à jamais. Pourquoi ? Que s’est-il produit à ce moment là ? Que lui est-il arrivé ? À l’heure qu’il est je ne peux toujours pas vous répondre car c’est là tout l’enjeu de ce recueil. Tout est suggéré, cette histoire repose entièrement sur les non-dits et l’insinuation. Et c’est d’ailleurs justement choisi car Vienna incarne une victime – victime de quoi ? Là aussi, on ne peut qu’essayer de le deviner, de lire entre les lignes, impossible d’affirmer quoi que ce soit – qui se tait. Elle garde son malheur pour elle, cache ce qu’il lui est arrivé l’été de ses six ans, et par son style, Véronique parvint à transmettre ce douloureux silence.

En évoquant le style de l’auteure, voilà deux, trois choses que j’aimerais dire. Certes, Véronique Ovaldé est douée dans son genre, je dois bien le reconnaître. Sa plume est exactement comme son personnage : torturée. Il s’en dégage une certaine poésie, c’est indéniable mais les mots sont comme écorchés vifs, ils font presque mal, ils dérangent et pour ma part, je n’ai pas trouvé beaucoup de plaisir à les lire. Je dirais que ce recueil est comme du bon vin, on ne l’apprécie qu’après l’avoir avalé. Néanmoins je reste très mitigée.

Notamment à propos de la première nouvelle, Tous ceux qui n’ont pas de nombril sont des martiens, que j’aurais plutôt appelé « La nouvelle sans queue ni tête » pour ma part, on serait au moins restés dans le thème aquatique déjà très présent dans le livre. Je me moque, mais ce n’est pas là où je souhaite en venir. J’ai trouvé cette ouverture très brouillonne, un peu fouillis. Des mots, des phrases, jetés sur une feuille blanche et qui tentent vainement de former un ensemble cohérent. Cette nouvelle traite de cet été qui a changé à jamais la vie de Vienna, et si ce choix stylistique peut s’expliquer par le tourment du personnage, le résultat ne m’a pas séduite. J’ai eu énormément de mal à remettre les choses dans le bon ordre et à comprendre où l’auteure cherchait à m’emmener. On a la sensation que l’auteure nous livre ses pensées sans filtre, elles sont brutes et parfois tranchantes. Elles mettent mal à l’aise. Ajoutez à cela l’atmosphère générale du recueil, assez glauque, noir, néfaste, comprenez que cette lecture est assez lourde.

Cependant, il y a une des trois nouvelles, la dernière, intitulée La salle de bains du Titanic et qui donne justement son nom au recueil, où ces éléments ne m’ont pas dérangés. Au contraire, ils profitent à cette ultime petite histoire. Ils créent un climat très approprié, d’effroi et d’angoisse. Le lecteur anticipe forcément ce qu’il va se produire sous ses yeux, et en temps que spectateur, il ne peut agir, tout en comprenant très clairement de quoi il va en retourner. On assiste, sans pouvoir faire quoi que ce soit, au naufrage de cette pauvre Vienna.

J’utilise le terme de naufrage en référence au titre La salle de bains du Titanic, bien sûr. C’est une métaphore que nous propose ici Véronique Ovaldé, elle nous rend témoins de la descente aux abysses de son personnage et sa dernière nouvelle est comme la dernière pression sur la tête, cette main ferme qui nous maintient la figure dans l’eau jusqu’à ce que l’on se noie finalement. C’est effrayant, vraiment. En dehors du titre, on retrouve un thème aquatique très présent dans ce recueil. La couverture, déjà, peut nous mettre sur la voie, on y retrouve des vagues en fond. Une déferlante qui s’intensifie pour devenir gigantesque, comme un tsunami monstrueux qui viendrait tout rafler sur son passage. Le tsunami dans cette histoire, c’est ce fameux été. « L’été où », qui vient ravager l’existence de cette petite fille de six ans. Chaque nouvelle vient alimenter cette vague destructrice, pour nous exploser au visage dans la dernière.

Je ne nie pas les qualités de ce texte, je vous en ai d’ailleurs exposé plusieurs, néanmoins, comme je l’ai dit, je n’ai pas passé un agréable moment à la lecture, ce qui me rend si mitigée.

ON ADORE : L’angoisse que génère la troisième nouvelle.
ON REGRETTE : La plume un peu écorchée de l’auteure, l’univers trop glauque et dérangeant.


mardi 15 mai 2012

Lili bouquine : Rani de Jean Van Hamme

Titre en VO : Rani
Editeurs : Michel Lafon
Site de l’auteur :
/
Ma note : 5/10
Quatrième de couverture : 1743. Amoureuse d’un bel officier anglais, une jeune noble française, Jolanne de Valcourt, abominablement trahie par son demi-frère Philippe, est accusée à tort de meurtre et de trahison. Après avoir été marquée au fer rouge de la fleur de lys, elle est condamnée à la déportation en Inde. Prostituée de force dans un bordel du comptoir de Mahé, Jolanne parvient néanmoins à s’évader. Elle manque de périr dans un naufrage mais est recueillie dans un village de pauvres pêcheurs indiens. Elle atteint finalement Pondichéry où elle se met sous la protection de la « princesse » Jeanne, la très charismatique épouse de Joseph-François Dupleix, gouverneur des cinq comptoirs français. Jusqu’au jour où Jolanne rencontre le séduisant Mishra Din Aktar, prince héritier et futur maharadjah de Chandrapur, qui fera d’elle sa troisième rani, sa troisième épouse... Au sein de ce palais doré, la jeune femme parviendra-t-elle à trouver sa place ? À surmonter la jalousie des autres épouses et, surtout, à oublier Craig, son bel officier anglais ?

MON AVIS SUR LE LIVRE


Jean Van Hamme, scénariste (BD et film), connu pour ses succès Largo Winch, XIII, Blake et Mortimer ou encore Thorgal, nous offre ici l’histoire de Rani, préalablement destinée à la télévision (série en huit épisodes diffusée sur France 2) puis adaptée en BD (les 2 premiers tomes sont déjà parus aux Editions Le Lombard) ainsi qu’en roman. C’est du roman dont je vais vous parler aujourd’hui. Une œuvre de 439 pages qui rentrasse le parcours époustouflant de la jeune Jolanne de Valcourt en quête de justice. La jeune française, fille morganatique d’un Marquis périgourdin, est abominablement trahie par son demi-frère, Philippe, et accusée des crimes qu’il a lui même commis.

Jolanne de Valcourt est une jeune femme passionnée, tant sur le plan physique qu’intellectuel. Elle déborde de vitalité et n’a jamais froid aux yeux. C’est une figure forte, elle se détache sur un fond social strict qui voulait que les femmes demeurent soumises aux hommes. Jolanne, elle, est une femme libre et revendique fougueusement ce statut tout au long de son aventure. Qu’elle soit enrôlée dans une troupe de brigands, ou bien prostituée dans une maison de plaisir à Mahé, ou encore rani de Sandrapur, la jeune française garde sa force de caractère et son désir de liberté. C’est une battante, car elle n’aura de cesse que lorsqu’elle sera parvenue à prouver aux puissants qui la condamnent l’injustice dont elle est victime. Jolanne sait aussi se battre à l’épée, elle manie également l’arc avec beaucoup de finesse et monte à cheval comme un homme. En clair, une héroïne haute en couleurs comme on les aime.

Une aventure assez rythmée, et riche en rebondissements que nous sert là Jean Van Hamme. Les éléments s’enchaînent très rapidement, on pourrait d’ailleurs qualifier ce livre de page turner, un livre dont les pages se tournent presque d’elles-mêmes. Sur ce point là, il n’y a rien à redire, si ce n’est que certaines péripéties peuvent parfois nous paraître invraisemblables, mais comme le dit Van Hamme lui-même, cela fait partie de la fiction. Cela ajoute une part de rêve au récit, dans la mesure du raisonnable, bien sûr.

L’invraisemblance ne s’arrête d’ailleurs pas là, car Van Hamme choisit aussi de truffer ses méchants des pires défauts qu’on puisse imaginer, il pousse leurs personnages jusqu’au bout, ainsi ils sont exécrables au possible. Notamment Philippe de Valcourt qui n’a vraiment rien pour lui. Il est vaniteux, cupide, mauvais, malhonnête, menteur, perfide, méprisant, raciste, misogyne, violent…en clair tout ce qui fait un méchant digne de ce nom. Il n’y a aucune demi-mesure. Tout est noir ou tout est blanc, il n’y a pas d’entre deux chez Van Hamme. Et ce procédé peut être à double tranchant, car d’un côté, il nous rallie à la cause de Jolanne, son héroïne, on déteste avec elle son abominable demi-frère, et de l’autre, il tombe rapidement dans la caricature. Ici, malheureusement, s’il parvient à créer chez le lecteur une certaine animosité envers Philippe, il n’échappe cependant pas aux clichés. Dommage.

D’autant que le style qu’il emploie ici, étant beaucoup trop plat et dénué de la moindre émotion, nous empêche de créer de l’intimité avec son héroïne. Ainsi, son contraste entre Jolanne et son frère Philippe n’a pas l’effet escompté. La froideur de l’écriture de Van Hamme s’explique par le fait qu’il s’agisse ici de la retranscription d’un script au départ prévu pour la télévision, les dialogues sont repris mot pour mot et l’auteur ne s’attarde pas en longues descriptions, ce qui manque un peu parfois. De plus, et c’est voulu, la plume du scénariste est trop moderne pour l’époque, et pas seulement dans les dialogues. On ne se sent pas vraiment au XVIIIeme siècle, sans rendre pour autant les dialogues pompeux et utiliser l’imparfait du subjonctif, Van Hamme aurait pu un minimum adapter sa plume à l’époque de Rani, ne serait-ce que dans le récit du moins. Cela ôte, à mon sens, tout le charme de l’histoire.

Enfin, je m’interroge sur le choix du titre : Rani. Une rani est l’épouse d’un maharaja, et si, effectivement, Jolanne devient à un moment donné une rani dans cette histoire, ce n’est absolument pas le sujet de base du roman. C’est d’avantage le combat d’une femme, injustement accusée par son pays d’être une traître, doublée d’une meurtrière, plutôt que le destin d’une femme de maharaja. Une question qui, visiblement, demeurera sans réponse.

En clair, c’est un roman détente, sans prise de tête, mais qui manque cruellement de contenu, car en dehors des multiples rebondissements, des coups d’épée et autres pirouettes, l’auteur ne laisse pas passer beaucoup d’émotion dans son écriture et c’est bien dommage. Je conseille davantage la série télévisée, ou la BD, peut-être, plutôt que le livre, même si, toutefois, j’ai passé un bon moment avec ce roman.

ON ADORE : L’aventure de Jolanne et le rêve qu’elle engendre.
ON REGRETTE : La plume un peu froide de l’auteur, un manque de vraisemblance, une caricature, parfois trop poussée, des personnages.


samedi 12 mai 2012

Lili bouquine : Un Jour de David Nicholls

Titre en VO : One day
Editeurs : 10/18, initialement chez Belfond
Site de l’auteur :
http://www.davidnichollswriter.com/home
Ma note : 10/10
Quatrième de couverture : 15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier.

MON AVIS SUR LE LIVRE


Un jour…j’ai entendu parler de ce livre sur le blog de Chez Jess Livraddict. Un jour…je me suis arrêtée en librairie pour y lire sa quatrième de couverture. Un jour…j’ai craqué, et il a rejoint ma PAL. Un jour…il a commencé à me faire sacrément de l’œil, là poser dans ma bibliothèque. Un jour…je me suis enfin décidée à le lire. Un jour…je n’ai plus été capable de lâcher ses pages des yeux. Un jour…il m’a fait rire, pleurer, rêver, fantasmer. Un jour…j’ai refermé ce livre avec cette drôle d’impression que me hantait. Sans pouvoir les expliquer, Un Jour de David Nicholl a fait naitre des sentiments contradictoires en moi. Heureux, mais tristes à la fois. C’est un livre merveilleux, bourré d’humour, un livre pour lequel on verse des larmes de joies autant que de tristesse, un récit de vie à part entière avec les bonnes situations, comme les mauvaises. Un roman qui fait réfléchir, grandir aussi peut-être.

Un Jour C’est l’histoire de deux personnages : Dexter et Emma, qui se rencontre à 22 ans, le 17 Juillet 1988, alors qu’ils viennent d’obtenir leur diplôme. Ils passent la nuit à refaire le monde, à échanger leurs idéaux et à imaginer leur avenir mutuel. C’est à ce moment là que le lien se tisse entre eux et qui, d’année en année, se solidifie. Malgré les aléas qui menacent de le déchirer à plusieurs reprises, ce lien perdure, et sera toujours là entre eux, comme une évidence. Le nez au milieu de la figure qu’ils tarderont à remarquer l’un, l’autre, mais dont ils ne pourront plus se détacher, une fois que leur attention se sera concentrer dessus. Durant 20 ans, ils se sont rapprochés, éloignés, déchirés, aimés…Ce sont des âmes sœurs. À eux maintenant, de s’en rendre compte.

Ces personnages, que l’on suit intimement tout du long, sont la grande force du roman. Antihéros au possible, ils parviennent tout de même à percer notre cœur et à s’y faire une petite place. On s’attache à eux, indéniablement, prenant en compte leurs qualités comme leurs défauts. David Nicholls, tout en utilisant un récit à la 3eme personne, est parvenu à créer un lien entre ses personnages et le lecteur, et c’est sur ce point là que je lui tire mon chapeau. Chaque évènement de leur vie respective nous touche, car, bien que n’étant que simple témoin, on vit tout cela au plus proche de la scène. On est absorbés dans le roman, presque littéralement, et tout ce qui arrive à nos deux héros nous affecte obligatoirement. De plus, ces personnages, comme je l’ai dit plus haut, sont loin d’être parfaits, tout comme nous au fond. Aucun être humain n’est parfait, il est au contraire truffé de défaut, ainsi, on se reconnaît facilement dans l’un des deux protagonistes, voire même dans les deux.
Dexter, fils à papa, arrogant en toutes circonstances, débordant de confiance en lui, nombriliste, extravagant, se vautrant jusqu’au cou dans la démesure et la débauche, peut nous paraître comme le plus détestable des deux si l’on ne regarde que la carapace qu’il se forme. Pour ma part, c’est celui qui m’a le plus touchée, car on voit bien qu’il n’est pas si confiant qu’il ne le laisse voir. Il mise tout sur l’apparence pour masquer une certaine souffrance, et c’est en cela que j’ai beaucoup aimé son personnage. D’autant que son amitié avec Emma le bonifie, à son contacte, il devient honnête, vrai et j’aime ce Dexter là. Même s’il peut se montrer exécrable, et le mot est faible, par certains moments.
Emma, quant à elle, est quelqu’un de beaucoup plus réservé que Dexter. Elle garde bien enfoui en elle tout ce qu’elle pense, tout ce qu’elle désire et s’enferme elle-même et se laisse ainsi entrainer dans un cercle vicieux. Elle a des rêves plein la tête, elle souhaite notamment devenir écrivain et changer le monde par le biais de la littérature, c’est une personne très créative ou du moins qui pourrait l’être si elle osait se lancer. Emma m’apparaît comme une fleur qui mettrait énormément de temps à éclore, mais qui, une fois tous ses pétales déployés, est simplement somptueuse.
Ils ont des caractères littéralement opposés mais ils se complètent magnifiquement. Ils incarnent deux personnages nés pour se trouver, ils sont comme les deux faces d’une même pièce et ne sont heureux que lorsqu’ils sont ensembles. Un Jour est une formidable histoire, profondément humaine, un formidable témoignage d’amitié, une déclaration d’amour. Presque un poème, une ode à la vie.

J’ai beaucoup aimé également la manière dont David Nicholls a choisi de nous exposer son histoire : il a déterminé un jour, le 15 Juillet, et nous a raconté l’histoire de ses personnages en se référant à ce 15 Juillet de chaque année. Tous les ans, à cette date, le lecteur retrouve Dex et Em, Em et Dex (référence à une appellation récurrente dans le livre ;)) et observe ce qu’il est advenu d’eux. Ce procédé nécessite forcément des ellipses, et certains éléments importants sont parfois passés sous silence, néanmoins cela ne gène en rien la compréhension du récit, et d’autre part, cela lui donne bien plus de vraisemblance. En effet, tous les évènements importants de leur vie ne peuvent pas tous avoir lieu un 15 Juillet, ce serait insensé ! Autrement dit, David Nicholls a su bien mener sa barque, et possède un talent indéniable pour les histoires d’amour. On en redemande !

ON ADORE : Les 15 Juillet ! Dex et Em, leur relation.
ON REGRETTE : Quelque chose que je ne peux malheureusement pas vous dévoiler sans gâcher votre lecture…